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Marchés de gros
L’avenir de certains Min s’est invité à la table des vacances

Délai pour le transfert de celui de Nice, évolution du capital de celui d’Agen : des dossiers brûlants sur l’évolution des marchés de gros se sont ouverts pendant l’été.

© SOLOGEMIN

La période estivale n’a pas été propice pour certains marchés de gros. Si, du côté économique, la météo capricieuse (avec de nombreux épisodes de mauvais temps) a impacté sur la consommation de certaines régions (le bassin parisien par exemple), l’avenir de certains Min a aussi fait la une de l’actualité.

Ainsi début juillet, une ombre est tombée sur le projet de déplacement du Min de Nice (Alpes-Maritimes) vers une nouvelle localisation dans la plaine du Var, sur une plate-forme de 25 ha dans la zone de La Baronne, située sur les communes de La Gaude et Saint-Laurent-du-Var (cf. FLD Mag du 11 juin 2014). Ce nouveau marché de gros est intégré dans le projet plus vaste “Eco-Vallée” menée par la Métropole Nice Côte d’Azur. Or, suite à un recours déposé par une association écologiste Capre 06, le tribunal administratif de Nice a annulé début juillet le “projet stratégique et opérationnel” (PSO), document qui sert de “bible” pour l’établissement public d’aménagement (EPA) en charge du projet, faute d’études préalables sur l’impact environnemental. Suite à cette décision, par voie de communiqué, l’EPA a précisé qu’il « envisageait sérieusement la possibilité de faire appel du jugement rendu », avançant que « le PSO n’était pas listé au Code de l’environnement comme devant faire l’objet de cette évaluation ». Quoi qu’il en soit, cette péripétie jette un doute sur l’ouverture du nouveau marché de gros niçois, qui était programmée pour 2018. Ce qui n’est pas pour rassurer les opérateurs installés le Min actuel, outil de travail aujourd’hui obsolète et enchâssé dans le tissu.

L’avenir du Min d’Agen-Boé (Lot-et-Garonne) a aussi défrayé la chronique. Un reportage de nos confrères de France 3 Aquitaine, le 8 août, concernait son avenir et indiquant que le Département allait se retirer de son capital. Le dossier renvoie à la loi NOTRe du 7 août 2015, qui attribue la compétence économique à la Région et aux Communautés. Le Min est la propriété d’un syndicat mixte réunissant le Conseil départemental (60 %) et l’Agglomération d’Agen (40 %). Celle-ci, par la voix de son vice-président Bernard Lusset (sur son blog), a fortement réagi face à la perspective de prendre seule en charge le marché, sans, pour l’heure, de retour de la Région. La perspective de faire intervenir des partenaires financiers privés a aussi été évoquée.

 L'été n'a pas été pour le moins tranquille concernant l'avenir de certains marchés d’intérêt national.

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