Aller au contenu principal

Commerce international
L’Argentine et l’Egypte dénoncent des barrières phytosanitaires

Les pays émergents se rebellent contre les mesures sanitaires et phytosanitaires des importateurs de fruits et légumes. Des standards privés, comme EurepGap, sont aussi remis en cause.

Les pays émergents ont lancé un appel devant l’OMC face à la massification de nouvelles contraintes phytosanitaires sur certains marchés à l’export. L’Argentine, soutenue par plusieurs pays en développement, a fait circuler juste avant le dernier comité SPS (comité des mesures sanitaires et phytosanitaires) de l’OMC fin juin un appel portant sur l’avalanche de nouvelles limites maximales de résidus (LMR) de pesticides perturbant certaines transactions sur le marché mondial. L’Argentine, soutenue par le Chili, Cuba, le Brésil, le Pakistan, le Costa Rica, l’Equateur et le Paraguay, appelait la Commission du Codex Alimentarius (comité FAO-OMS) à renforcer les standards internationaux sur les résidus de pesticides ou encore les pays importateurs à donner des résultats scientifiques probants dans le cas de mise en place de LMR plus strictes que celles du Codex.

Ces derniers mois, le tiers des notifications reçues par le comité SPS concernait des révisions d’exigences phytosanitaires. De son côté, le Codex conseillait vivement les membres de l’OMC à fournir les données scientifiques afin que les discussions et les négociations puissent avoir lieu.

Le comité SPS était suivi d’une réunion organisée par l’OMC et l’Onu (Cnuced) sur les standards “privés” (tels qu’EurepGap). Les pays émergents ont fait ressortir trois grands thèmes : l’aspect commercial, la législation théorique de l’OMC, et les cahiers des charges particuliers plus exigeants que la réglementation commune. Concernant le commerce, les pays émergents ont indiqué que ces standards n’étaient fondés sur aucune donnée scientifique et la recrudescence de nouveaux standards privés.

Sur la législation OMC, les pays en développement emmenés par l’Egypte et l’Argentine ont rappelé que les gouvernements des pays importateurs, où s’appliquaient ces standards privés, étaient responsables devant la loi. D’autres ont indiqué que ces cahiers des charges étaient “opaques” car non notifiés à l’OMC. Au-delà du comité SPS, les pays émergents ont souligné que ces standards privés imposaient des charges additionnelles alors que ceux-ci devraient offrir un traitement spécial pour les pays en développement et ont réclamé une réunion conjointe des comités SPS et TBT (barrières techniques de commercialisation) de l’OMC.

Les plus lus

<em class="placeholder">Mise en marche du robot de la ferme pilote des Fermes Debout à Saint-Nom-le-Bretèche.</em>
Robotisation en maraîchage : « Notre robot peut donner envie de faire ce métier »

La robotisation de tâches pénibles est au cœur du concept des Fermes Debout, des serres maraîchères conçues pour fournir des…

<em class="placeholder">Vue de faut de plusieurs étals de fruits et légumes frais dans une grande surface, avec quelques clients. </em>
Fruits et légumes en France : le point sur les flux de production, transformation, importation et réexportation

Cultures destinées au frais ou à l’industrie, importations, exportations, pertes… Le CTIFL a étudié les flux de fruits et…

<em class="placeholder">Un bâtiment bien conçu limite le temps et la pénibilité du travail.</em>
Maraîchage en Bretagne : un accompagnement de la MSA pour bien concevoir son bâtiment

En Bretagne, les projets de bâtiments maraîchers peuvent bénéficier d’un accompagnement de la MSA pour une bonne prise en…

<em class="placeholder">Adrien Gergaud, maraîcher au Potager de Tremer dans le Morbilhan.</em>
Maraîchage en Bretagne : « Le cabinet d’ergonomie nous a fait penser à de nouvelles façons de faire pour concevoir notre bâtiment »
Adrien Gergaud, maraîcher dans le Morbilhan au Potager de Tremer, à Marzan, a fait intervenir un cabinet d'ergonomie avec le…
<em class="placeholder">Robot de tonte Vitirover dans un verger du Verger expérimental de Poisy en Haute-Savoie. </em>
Robots en arboriculture : « Le Vitirover tond même sous la pluie »

Utiliser le robot de tonte Vitirover en alternative au désherbage chimique a été testé par le Verger expérimental de Poisy, en…

Arjuna Ravindirane, conseiller en protection des cultures du CDDM.
Lutte contre les ravageurs en maraîchage : des champignons testés sous abri en Pays de la Loire

Le projet Sapic, qui vise à développer des solutions alternatives aux pesticides contre les acariens, nématodes et…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes