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Europe
L’Areflh sonne le branle-bas de combat pour l’OCM Fruits et légumes

Alors que la renégociation de la Pac est en cours, les OP et AOP européennes entendent maintenir l’OCM, outil structurant, même si perfectible, de la filière.

A Bruxelles : De gauche à droite, Simona Caselli (présidente Areflh), Ibrahim Saade (Gruppo VI.VA, Italie), Herbert Dorfmann (Comagri/Parlement européen) et Joao Onofre (Commission européenne).
© Philippe Gautier - FLD

L’Areflh (Assemblée des régions d’Europe fruitières, légumières et horticoles) a tenu son assemblée générale le 28 mars, à Bruxelles. L’OCM fruits et légumes dans la Pac après 2020 (cf. FLD magazine d’octobre 2017) a été au cœur des échanges.

Le dispositif est reconnu pour sa réussite dans la structuration de la filière et « son usage modéré des fonds européens par rapport à l’efficacité de l’initiative » comme l’a souligné Joao Onofre, chef d’unité G2 Vins, spiritueux et produits horticoles de la Commission européenne. Herbert Dorfmann (Comagri/Parlement européen) considère que « la concertation doit s’amplifier afin que la part des f&l soit plus importante dans les programmes opérationnels et surtout plus également répartis ».

Pour l’Areflh, c’est un instrument à défendre et à renforcer et, afin qu’elle puisse remplir ses missions, « l’allocation financière actuelle doit être au moins maintenue ». Jean-Louis Moulon, vice-président de l’Areflh, l’a bien spécifié : « Au niveau budget, nous sommes au minimum. Toute baisse pourrait entraîner une déstructuration de la filière ».

Joao Onofre est resté prudent : « Il apparaît que tous les États membres ne sont pas pour le maintien du budget de la Pac. Dans le cadre des plans nationaux qui leur seront demandés, je conseille au secteur de garder les yeux bien ouverts ».

La mise en œuvre des fonds de mutualisation a aussi été abordée. Ibrahim Saadeh (Gruppo VI.VA, Italie) a présenté le dispositif en place en Italie, système qui, bien que très complexe de l’avis des participants, pourrait être une base de développement à plus grande échelle. Mais, Simona Caselli, présidente de l’Areflh, l’a rappelé : « Tout cela ne peut fonctionner que si on est en mesure de planifier la production. Certes, cela peut être douloureux. Mais, rappelez-vous de la campagne pêche-nectarine en 2017. Un fond de mutualisation n’est pas fait pour corriger les erreurs de planification ».

Par ailleurs, quatre nouvelles régions ont rejoint l’Areflh : Valencia (Espagne), Hauts-de-France et Grand-Est (France) et la Vallée d’Aoste (Italie).

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