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Europe
L’Areflh demande un moratoire pour les produits phytos indispensables

Alors qu’une étude de la Commission européenne sur les pesticides provoque la colère des professionnels, l’idée d’un ajournement du texte sur les produits phytos a été évoquée.

La perspective de la deuxième lecture du texte en faveur d’une limitation des produits phytosanitaires au Parlement Européen inquiète les organisations professionnelles des fruits et légumes. Le 15 octobre dernier, l’Association des régions européennes fruitières, légumières et horticoles (Areflh) a tenu avec le collectif français Sauvons les fruits et légumes, Freshfel et l’OEITFL (transformation) une conférence de presse pour alerter les députés européens sur les risques du retrait de nombreuses matières actives pour la filière. Dans un communiqué, l’Areflh demande un moratoire pour les matières actives indispensables dans l’attente d’alternatives et la réalisation d’une étude d’impact « pour mesurer les conséquences des mesures sur les productions, le maintien des exploitations agricoles, l’emploi et l’occupation des territoires ». La recherche publique et privée devrait être mobilisée pour trouver des alternatives avec le soutien de crédits européens. Elle propose également une charte européenne de protection intégrée : « La Commission européenne n’a pas pris la mesure de ce que la protection intégrée constitue un mode de production d’avenir », souligne-t-elle. Le texte doit passer en commission Environnement le 5 novembre, pour ensuite être présenté en séance plénière du Parlement courant décembre. Tout ceci se déroule dans une ambiance relativement délétère suite à la diffusion par plusieurs ONG d’une étude de la Commission européenne sur les taux de pesticides dans les fruits et légumes à paraître. Elle indiquait que 49 % des tests menés (période 2006) montraient la présence de pesticides et que 4,7 % d‘entre eux dépassaient les LMR. Freshfel a dénoncé l’“alarmisme” de la manœuvre, soulignant que « les chiffres annoncés n’étaient pas représentatifs de la vraie situation du marché », la date de l’étude couvrant une période où l’harmonisation des LMR n’était pas encore complète. Freshfel a aussi indiqué qu’il n’était pas toujours possible en pratique d’éviter la présence de résidus de pesticides.

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