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Nord
L'Apef veut reconstruire la filière endive

Les endiviers veulent reconstruire un collectif fort autour de leur produit, en s'appuyant notamment sur les jeunes. Ils veulent surtout tourner la page de sept ans de galère.

Le secteur est quasiment moribond et beaucoup de choses sont à reconstruire. Perle du Nord tire son épingle du jeu.

Les endiviers ont hâte de tourner la page : celle de ce mauvais procès fait par l'Autorité de la concurrence pour entente. Il aura fallu un peu plus de sept ans (et plus de 700 000 € de frais d'avocats pour l'ensemble des structures impliquées) pour que la profession retrouve un peu de fierté. Mais réunis en assemblée générale de l'Apef le 28 mai à Arras, les principaux responsables endiviers n'en pavoisent pas pour autant. Le secteur est quasiment moribond et beaucoup de choses sont à reconstruire. Seule la coopérative Perle du Nord tire quelque peu son épingle du jeu dans cette conjoncture plus que morose. Tous les endiviers français, et par voie de conséquence l'ensemble des producteurs des autres AOP qui attendaient le rendu du jugement attendaient le rendu du jugement avec impatience, ne seront pleinement soulagés qu'à partir du 15 juillet. C'est seulement à partir de cette date-là qu'il n'y aura plus aucune possibilité pour l'Autorité de la concurrence de se pourvoir en cassation. En attendant, les responsables endiviers ont la volonté de reconstruire pas à pas leur filière. Car la campagne qui s'achève a encore laissé des traces. Des traces qui viennent s'ajouter à celles des années antérieures. Disparition de nombreuses endiveries, nombre de producteurs et production nationale régulièrement en baisse… alors que la dernière campagne a été marquée par une forte baisse de la consommation. C'est une première dans ce secteur qui a connu tant de vicissitudes. « On a observé une baisse des ventes de l'ordre de 15 à 20 % chez certaines enseignes, souligne Frédéric Le Vigoureux, directeur de l'Apef. Les seuils de crise ont été régulièrement atteints en février et mars 2014, et malgré la mise en œuvre d'opérations volontaires de régulation du marché, des retraits et la destruction de produits ne sont pas parvenus à rétablir l'équilibre des prix à l'expédition. » Question segmentation, le secteur a dû affronter des difficultés avec la Carmine et même avec la Barbu-cine. « De nouvelles variétés de Carmine conformes au cahier des charges devraient être sur le marché d'ici deux ans », explique l'Apef. Quant à la Barbucine, de nombreuses montées à graines n'ont pas permis le lancement du produit tel qu'il avait été envisagé. « Nous serons prêts pour la campagne 2016-2017 », assure Michel Marle du CTIFL qui a travaillé à la mise au point de cette nouvelle variété.

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