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Comité mixte
L’ail européen souhaite travailler de concert à sa promotion

Les opérateurs espagnols, français et italiens ont abordé la question de la répercussion des importations de pays tiers et de l’IGP ail chinois.

Dans le cadre du comité mixte Espagne-France-Italie (cf. fld hebdo du 8 mai), la filière ail européenne a exposé ses points de vue sur l’harmonisation phytosanitaire, le contrôle des importations et la création d’une marque commune européenne de l’ail pour en faire la promotion. En plus d’analyser la dernière campagne et les prévisions de récolte, les opérateurs ont abordé la question de la répercussion des importations de pays tiers. Il a notamment été question de l’IGP ail chinois. Christiane Pieters, présidente de l’Aniail en France, a indiqué que « le combat était au point mort. Nous avons fait part de notre point de vue à l’APCA, au Copa et au ministère de l’Agriculture, mais avec les changements à venir, nous aurons à nouveau à représenter le dossier à la future équipe. En clair, nous sommes dans une phase d’interrogation et nous allons reprendre rendez-vous avec le ministère de l’Agriculture. S’il nous faut tout reprendre à zéro, ce sera une campagne de perdue. » Au sujet de l’harmonisation phytosanitaire entre les trois pays, l’Aniail souligne que ce sujet n’a pas fait l’objet d’une annonce lors du Comité mixte. « Nous allons organiser une réunion au ministère de l’Agriculture et la DGAL et nous transmettrons nos travaux à l’Espagne à ce sujet, a indiqué Christiane Pieters. L’idée serait de pouvoir faire une demande conjointe auprès des firmes pour les trois pays et non plus indépendamment comme nous le faisions jusqu’ici. » Par ailleurs, les trois pays ne sont pas parvenus à prendre une position claire sur les DPU. « Ce n’est pas la meilleure décision pour notre filière. Nous serions plus pour le renforcement de l’organisation économique et l’accompagnement des producteurs organisés. » Enfin, le Comité mixte a été l’occasion de discuter d’une promotion commune européenne de l’ail. « Cette proposition pour l’heure est un peu compliquée. La France et l’Italie étaient prêtes à mettre en place une promotion sous signe de qualité, mais l’Espagne n’était pas favorable à cette démarche. Elle souhaite plutôt une promotion européenne de l’ail dans son ensemble. Nous allons continuer à travailler sur ce sujet. » Une rencontre du groupe de contact ail est prévue en octobre à Cordoue et sera certainement l’occasion d’avancer sur le sujet.

Rédaction Réussir

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