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Label RUP : « Nous avons besoin d’être visibles auprès des consommateurs »

Karym Bagoee
© UGPBAN

Trois questions à Karym Bagoee, coordinateur de la campagne du label RUP.

Le label des Régions Ultrapériphériques (RUP) d’Europe a été créé en 1999 par l’Union européenne. Quel était l’objectif de cette création ?

L’objectif de ce label RUP est d’identifier des produits agricoles frais ou transformés venant des territoires d’Outre-mer de l’Europe, mais qui sont souvent oubliés par les consommateurs européens. Il s’agit des productions de la Guadeloupe, la Martinique, Mayotte, la Réunion, la Guyane, Saint-Martin pour la France, des Canaries pour l’Espagne et de Madère et des Açores pour le Portugal. Ces régions ultrapériphériques participent à la diversité de l’offre européenne de produits agricoles de qualité répondant aux exigences de l’UE. Leurs productions respectent les normes de l’UE en matière sanitaire, sociale et environnementale. Ce label peut concerner l’ensemble des productions agricoles de qualité de ces territoires. Mais il a davantage d’intérêt pour les produits qui ont aussi un marché en Europe continentale. Or une grande partie des productions agricoles ne sortent pas de ces RUP.

Quels sont les enjeux pour ces territoires de faire connaître leurs productions en Europe continentale ?

Le secteur agricole, notamment la production de bananes, est une activité économique capitale pour ces régions. En Guadeloupe et Martinique, la banane concerne 650 producteurs et fait vivre 10 000 personnes en emploi direct ou indirect. Aux Canaries, ce sont 9 800 producteurs et 15 000 emplois, à Madère, 2 500 producteurs et 5 000 salariés. Sans la banane, ce sont probablement des dizaines de communes qui se retrouveraient sans ressource et sans emploi. Notons que les lignes de fret maritime dédiées au transport du fruit assurent à ces régions une desserte régulière et un approvisionnement fiable en biens de consommation par l’effet du fret retour. La quasi-totalité des bananes produites est en effet exportée sur le marché européen. De plus, les producteurs sont de plus en plus performants au niveau agronomique et conscients que seul un positionnement de haute qualité leur permettra d’être compétitifs vis-à-vis des importations à bas coûts, en provenance des pays-tiers.

Une campagne de promotion est en cours, comment se déroule-t-elle ?

Pour accroître la notoriété de ce label, les trois organisations de producteurs européens de bananes (UGPBAN France, ASPROCAN Espagne et GESBA Portugal) mettent en place une tournée européenne pendant trois ans du trois-mâts français historique Marité dans 18 ports européens au Portugal, Espagne, France, Belgique, Allemagne et Pologne. A bord de ce bateau, une exposition photo « Exotic taste of Europe » présente les différents produits cultivés en Guadeloupe, Martinique, à Madère et aux Canaries. Cette exposition est dupliquée dans les capitales des six pays accueillant le bateau. Elle met en lumière les pratiques culturales agroécologiques des filières de bananes mais aussi du raisin, de l’avocat, des tomates, du melon, de la canne à sucre, du fruit de la passion. Un projet éducatif est proposé aux écoles primaires autour d’échanges de dessins entre enfants des régions ultrapériphérqiues et ceux de métropole afin de faire mieux connaître les productions des RUP et l’Europe de l'Outre-mer. Cette campagne est cofinancée par la Commission européenne.

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