Aller au contenu principal

Édouard Balaÿ, consultant en marketing f&l et créateur de Selfdata Drive
« La vente par internet des f&l n’en est qu’au début »

Édouard Balaÿ a créé avec son frère Selfdata Drive, un outil interactif comparatif des catalogues fruits et légumes des drives de la GMS.

Édouard Balaÿ, cofondateur de Selfdata Drive.
© Selfdata Drive

FLD : Comment vous est venue l’idée de Selfdata Drive ?

Édouard Balaÿ : L’idée nous est venue, avec mon frère qui fait du webmarketing, il y a trois-quatre ans lors de l’avènement des drives. Spécialisé en f&l, j’ai créé un script qui reprend strictement les catalogues drive de la GMS, avec les imperfections que cela comporte. Je vois la stratégie catalogue de l’enseigne avec les prix pratiqués notamment. J’ai opté pour un parti pris : partir du produit. Aujourd’hui, on a une information sur le prix au stade de gros, comme on les trouve par exemple dans FLD Hebdo, mais, pour moi, la valeur du produit ne se situe pas au stade de gros, mais au stade consommateur. La filière part du producteur et s’arrête à la GMS.

FLD : Avez-vous observé des tendances générales sur les f&l en drive ?

E. B. : Si je n’étudie pas à proprement parler les tendances générales de vente, je sais par mon réseau que la part des f&l vendus en drive augmente et que dans les drives, les légumes sont plus vendus que les fruits. Le marché des f&l sur Internet n’en est qu’au début. A mon avis, on peut parler d’une croissance à venir à deux chiffres, mais comme on part de rien…

FLD : Que faudrait-il pour que cette croissance décolle ?

E. B. : Il faut adapter le produit au circuit. Il faut une promesse drive. Aujourd’hui quand je commande sur un site drive de la grande distribution, j’ai une vague photo qui, parfois, n’est même pas le produit que je vais avoir.

Les drive des enseignes de la GMS ne font pas encore du e-commerce. Nos distributeurs sont avant tout des logisticiens. Aujourd’hui le drive se plie au magasin. Demain, le drive aura une influence sur le magasin. Il faut créer un vrai produit f&l pour les drive…

FLD : C’est-à-dire ?

E. B. : Un produit ppréemballé et marketé qui réponde à une promesse. Si j’achète par le biais d’Internet des carottes françaises, je veux la preuve que ces carottes soient françaises. Pour moi, une pomme, ce n’est pas une pomme, cela peut-être une pomme Ariane, une Chantecler… Mise à part pour quelques-uns comme Pink Lady, Savéol ou Prince de Bretagne, nous sommes dans une filière où le marketing n’existe quasiment pas.

Pour que cela fonctionne, je vois la grande distribution comme un partenaire. Si on monte un concept marketing, on doit le monter ensemble et il doit fonctionner jusqu’à la caisse du supermarché. C’est ensemble, par exemple, qu’on jugera le meilleur endroit pour placer le ccode-barressur un packaging.

Il faut dire aussi que notre produit f&l est mal traité par la GMS. Il faut revoir un peu la relation producteur/distributeur. Pour vendre mieux dans les drive, il faut absolument qu’ils se réapproprient ce lien. Finalement, nos distributeurs ne sont que des épiciers, aussi forts soient-ils. L’arrivée de géants de l’e-commerce comme Amazon sur les produits frais ou même les sites internet de ventes directes (du producteur au consommateur) va tout bouleverser.

« Il faut adapter le produit f&l au circuit. »

Les plus lus

<em class="placeholder">Un champ de chou-fleur en Bretagne.</em>
Crise sur les légumes d’hiver : « Il faut que toute la filière fasse de la pédagogie sur le vrai prix des légumes »

La météo très douce, qui a accéléré les cycles de production tout en limitant la consommation, entraîne une crise sans…

<em class="placeholder">Vue extérieure du bâtiment de la casserie de l&#039;entreprise Escoute,  à Penne d’Agenais (Lot-et-Garonne)</em>
Amandes dans le Lot-et-Garonne : la casserie d’Escoute au service de la relocalisation de la production

Le projet de relocalisation de la culture de l’amande dans le Sud-Ouest, porté par l’entreprise Escoute, vient de franchir une…

<em class="placeholder">Cédric Sanchez, arboriculteur à l&#039;Ile-Sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales.</em>
Clémentines en Pyrénées-Orientales : intégrer le risque de gel et de froid

La clémentine s’impose comme l’une des voies de diversification dans les vergers des Pyrénées-Orientales. Les références…

Maraîchage en région nantaise : l’automne trop doux génère une crise

Comme d’autres régions, le maraîchage nantais connaît une forte crise liée à l’automne trop doux qui a entraîné l’accélération…

<em class="placeholder">Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente. </em>
Maraîchage en Charente : « Je blanchis mes serres multichapelles une fois par an »

Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente, a témoigné de sa stratégie pour limiter les hausses de température sous abri…

<em class="placeholder">Régis Aubenas, producteur de nectarines et abricots dans la Drôme, président de l&#039;association Fruits Plus et élu à la chambre d&#039;agriculture de la Drôme. </em>
Arboriculture dans la Drôme : la reprise des expérimentations de la Sefra s’organise
La liquidation de la station expérimentale fruits Rhône-Alpes (Sefra), en juillet 2025, était « inévitable » selon…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes