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Produits transformés
La tomate d'industrie veut une sortie par le haut

La campagne tomates d'industrie a été affectée par la météo, mais l'optimisme est de rigueur au sein de la filière.

 vec 165 000 t, la récolte de tomates d'industrie est en dessous des prévisions de la Sonito. « L'été nous a été favorable jusqu'au 20 août, indique André Bernard, président de l'interprofession tomate. Puis à partir de cette date, les pluies abondantes et fréquentes nous ont desservis. Les tomates n'ont pas mûri et, au total, ce sont 15 000 t qui n'ont pas été récoltées. » A une ou deux exceptions près, les unités de transformation ont manqué de volumes. « Ceci étant, souligne Robert Giovinazzo, ingénieur responsable technique à la Sonito, la qualité était là. C'est un élément positif qui récompense tous les travaux de sélection variétale visant à l'amélioration de l'indice réfractométrie et de la matière sèche. »

Identifier la production française

La Sonito –  en partenariat avec le CTCPA (Centre technique de la conservation des produits agricoles) et les industriels – travaille depuis plusieurs années à l'amélioration variétale dans le but de sélectionner les variétés les plus adaptées aux segments et tomates curetées et pelées à destination de la deuxième trans-formation. Une sortie par le haut pour éviter la concurrence débridée sur le ketchup et autres concentrés issus des productions de masse et soumis aux cours mondiaux. « La segmentation et l'identification de la production française font partie des axes que nous travaillons pour gagner de la valeur ajoutée, précise André Bernard. L'identification est un sujet sur lequel nous allons réfléchir durant l'hiver pour répondre aux demandes sociétales et sécuriser le consommateur. »

Après avoir été au plus mal après le séisme Le Cabanon, la filière a commencé à redresser la tête en 2008. « La création de Provence Tomates et du recouplage des aides Pac ont apporté une nouvelle dynamique à la filière. Aujourd'hui, nous représentons 20 % de la consommation française et nous avons la possibilité de reprendre des parts de marchés. » Actuellement, la production est répartie à 40 % pour le Sud-Ouest (trois opérateurs) et 60 % dans le Sud-Est avec un gros pôle entre le Gard et les Bouches-du-Rhône et deux industriels, Provence Tomates et Louis Martin, qui absorbent 100 000 t par an.

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