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Outre-mer
La Réunion : créer des coopératives pour sauver le commerce de proximité

L’étude de l’Observatoire des prix, des marges et des revenus de La Réunion rappelle notamment l’expérience réussie de la coopérative Macodis à Mayotte.

© Vindemia

L’étude de Bolonyocte Consulting pour l’OPMR* de la Réunion et présenté le 7 juin a constaté que les commerçants indépendants de La Réunion n’ont le choix qu’entre deux grossistes pour s’approvisionner : Supercash (groupe Vindemia, enseigne Jumbo Score par exemple) et Promocash (groupe Caillé, enseigne Leader Price). Mais ces derniers pratiquent des prix plus élevés, de 20 à 30 %, que ceux des grandes surfaces – qui surfent sur la guerre des prix et les promotions. Conséquence : « Les petits commerçants pratiquent des prix de vente de 25 à 60 % supérieurs à ceux observés par les grandes surfaces pour des produits similaires. La compétitivité est structurellement impossible à atteindre, ce qui conduit à une paupérisation du commerce proximité indépendant et à sa perte à plus ou moins court terme ».

L’étude préconise de s’inspirer de l’expérience pilote développée à Mayotte sous l’impulsion de l’OPMR de Mayotte : treize commerçants indépendants se sont structurés en coopérative, Macodis, créée le 15 janvier 2017. Après un an d’existence, le bilan est plus que positif. Des contrats commerciaux directs avec les fournisseurs locaux, avec bonification, ont été mis en place, réduisant les coûts d’achat de 15 à 30 %. Des filières d’importation ont été mises en œuvre et pérennisées, avec des prix de revient 20 à 6 0 % moins élevés que les achats locaux. Résultat : le chiffre d’affaires au 31 décembre 2017 était déjà de 1,43 M€, dont 40 % d’import et 60 % de local, avec une baisse des prix de vente de 30 % et une augmentation de l’activité des magasins de 30 à 60 %.

« La mise en œuvre à La Réunion d’une stratégie ambitieuse de structuration, sous la forme de coopératives, des acteurs du commerce de proximité indépendant, changerait radicalement leur situation », conclut l’étude. Et de citer le projet pilote porté depuis juillet 2018 par neuf commerçants réunionnais, Bout’Iks, qui observe déjà une réduction des coûts d’achat de l’ordre de 15 à 25 %, en comparaison des tarifs des grossistes. Une filière d’approvisionnement locale pour les f & l a même été identifiée.

* OPMR : Observatoire des prix, des marges et des revenus.

« La compétitivité des petits commerçants est structurellement impossible à atteindre ».

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