Aller au contenu principal

Concurrence
La réponse du Conseil pose de nombreuses questions

La filière réagit à l’avis du Conseil de la Concurrence. Fedecom en réfute par exemple le caractère innovant. Seules les conclusions feraient l’unanimité.

Tout fait débat dans la filière. Même l’avis du Conseil de la concurrence sur l’organisation économique du secteur des fruits et légumes (cf. fld hebdo du 13 mai). Il est vrai que le texte donne lieu à interprétation.

Certains opérateurs ne veulent retenir que le côté positif de cet avis. Ils constatent que le Conseil prend en compte la situation particulièrement difficile de la production de fruits et légumes. Ils se félicitent également de l’avis favorable donné aux échanges d’informations sur les volumes et les prix.

Mais d’autres intervenants constatent plutôt que la bouteille est à moitié vide. C’est le cas de Fedecom, la Fédération des Comités de bassin et des Fédérations spécialisées en fruits et légumes. Dans un communiqué, Fedecom « réfute le caractère innovant » de l’avis du Conseil de la concurrence, notamment sur la concertation entre opérateurs. « En effet, peut-on lire dans le communiqué de Fedecom, la concertation, telle que le Conseil la conçoit, c’est-à-dire l’échange d’informations sur les volumes et les prix, existe depuis des décennies au sein de l’organisation économique ». Fedecom préfère retenir de l’avis du Conseil l’impossibilité d’engager des actions qui consisterait à intervenir dans la fixation des prix. Fedecom rappelle que les Comités économiques pouvaient étendre des prix de retrait à des producteurs non-membres d’OP. L’avis du Conseil et la réforme de l’organisation économique réduisent à néant cette possibilité.

Autre inquiétude des membres de Fedecom, la notion de position dominante. Dans son avis, le Conseil de la concurrence renvoie au ministère de l’Agriculture la tâche de déterminer la notion de position dominante et de « définir le marché sur lequel le pouvoir de marché dominant s’exerce ». En clair, ce marché pertinent est-il le marché national, ou le marché communautaire ?

Finalement c’est dans ses conclusions que le Conseil pourrait faire l’unanimité. Il déplore en effet le manque de concentration de la production française, ce qu’il appelle les « remèdes normaux » pour pallier les problèmes de la filière. Et il constate que l’Etat n’essaye de « remédier » à cette situation qu’ « à titre subsidiaire ». C’est bien là le problème.

Nos lecteurs peuvent retrouver le texte de l’avis du Conseil de la concurrence sur fldhebdo.fr.

Les plus lus

<em class="placeholder">Jean-Pierre Bouillac et Danielle Chambaraud, producteurs d&#039;asperges et de vin en Gironde.</em>
Asperge en Gironde : « Face à la crise viticole, nous voulons redynamiser l’asperge »

Producteurs de vin, de plants de vigne et d’asperges en Gironde, Jean-Pierre Bouillac et Danielle Chambaraud ont choisi de…

<em class="placeholder">Florian Lemercier, maraîcher dans la Sarthe et son robot OZ. </em>
Maraîchage : « Avec le robot OZ, c’est comme si on était deux à temps plein »

Florian Lemercier, maraîcher en agriculture biologique, a acquis un robot OZ de Naïo dès son installation. Un choix qui le…

<em class="placeholder">Mise en marche du robot de la ferme pilote des Fermes Debout à Saint-Nom-le-Bretèche.</em>
Robotisation en maraîchage : « Notre robot peut donner envie de faire ce métier »

La robotisation de tâches pénibles est au cœur du concept des Fermes Debout, des serres maraîchères conçues pour fournir des…

<em class="placeholder">Side-car maraîcher électrique Broco&#039;Lit de l&#039;entreprise bretonne Romanesco au salon du Sival 2026</em>
Maraîchage : Broco’lit, le side-car maraîcher signé Romanesco

La jeune entreprise bretonne étoffe son catalogue d’outils pour le maraîchage avec le Broco’Lit, un side-car électrique…

<em class="placeholder">Mickaël Mazenod, arboriculteur à Saint-Paul-en-Jarez, dans la Loire. </em>
Aspersion antigel en arboriculture : « On arrive à faire quatre ou cinq hectares avec toutes nos capacités »

Alors que le dérèglement climatique renforce les risques de gel pour les arboriculteurs, retour d’expérience sur l'…

<em class="placeholder">Un bâtiment bien conçu limite le temps et la pénibilité du travail.</em>
Maraîchage en Bretagne : un accompagnement de la MSA pour bien concevoir son bâtiment

En Bretagne, les projets de bâtiments maraîchers peuvent bénéficier d’un accompagnement de la MSA pour une bonne prise en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes