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Exportation
La pomme française arrive à s'imposer sur les pays tiers

Si l'origine France est en recul sur les marchés de l'Union européenne, elle voit sa place renforcer sur le Moyen-Orient et l'Asie.

La campagne actuelle d'exportation devrait laisser des souvenirs mi-figue, mi-raisin aux opérateurs de la filière pomme. Bien évidemment, le marché russe, fermé depuis août 2014, a pesé fortement sur l'activité. Cependant, la situation a été aussi compliquée sur le marché européen. L'origine française est en recul, parfois de manière notable, sur certains pays traditionnellement importateurs, comme le souligne une récente étude d'Agreste. L'Allemagne a ainsi réduit ses achats de 38 % et les Pays-Bas de 31 % sur les sept premiers mois de campagne. Le Royaume-Uni, en comparaison, n'a diminué ses importations de pommes françaises que de 8 %. Pour ces trois pays, les récoltes locales ont été importantes, ce qui expliquerait la tendance à moins s'approvisionner à l'extérieur. La concurrence de l'Italie, surtout en Golden, n'est peut-être pas non plus étrangère à la situation. En revanche, l'export vers certains pays tiers s'est mieux comporté : Agreste souligne qu'il a doublé sur le marché chinois (+ 31 % sur Hong Kong, + 63 % sur Singapour). Bon an mal an, cette destination gagne des parts de marché pour atteindre environ 4 % des envois. Le tableau est encore plus positif pour les pays du Moyen Orient. Que ce soit en en Arabie Saoudite (+  28 %) ou aux Emirats arabes unis (+  23 %), et même en Algérie (+  13 %),le produit français est aujourd'hui fortement implanté.

Arabie saoudite, Emirats arabes unis et Algérie représentent à eux trois 24 % des exportations de pommes françaises.

Ces trois pays représentent 24 % des exportations françaises de pommes. En termes de prix, les départs pour le grand export en début de campagne ont connu des cours notablement plus bas que les années passées. En janvier, selon Agreste, l'ensemble des variétés ont vu leurs cours inférieurs de 6 % par rapport à la moyenne des prix 2010-2014. La campagne n'est pas terminée. Deux éléments seront à prendre en compte d'ici là. D'une part, une possible réorientation de l'offre polonaise sur l'Europe pourrait perturber le marché européen. Cependant, cela ne devrait pas impacter le marché français, les variétés polonaises n'étant pas appréciées par ici. L'autre paramètre est l'importante récolte enregistrée pour l'Hémisphère sud : elle progresse de 4 % par rapport à 2014. Il y a là un risque de carambolage avec les derniers lots de la production française, et selon les prix pratiqués, le marché français pourrait être concerné.

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