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Sud-Est
La perte moyenne due au froid est estimée à 10 millions d’euros

Le département des Pyrénées-Orientales a de nouveau été durement touché par les intempéries. Tour d’horizon.

Selon le dernier chiffrage de la chambre d’Agriculture en date du 9 février, « la perte moyenne directe est estimée à 10 millions d’euros pour cet épisode de froid (marchandise non conditionnée) et atteint 15,2 ME€ sur la base d’une marchandise conditionnée », souligne Damien Gauvrit, du service maraîchage de la chambre et auteur de la synthèse. Dans le détail, les dégâts sont considérables sur les artichauts avec un gel généralisé des parcelles pour toute la partie végétative au-dessus du sol, ce qui entraînera une probable destruction de tout le potentiel de récolte en gros capitule de printemps. Les surfaces en artichauts représentent 600 ha pour 200 producteurs, dont nombre d’entre eux sont en mono-culture. Si tout le potentiel de production est détruit, soit 7 000 t environ, la perte (bord du champ) pourrait avoisiner 5,5 M€. Seul le violet est susceptible de produire ce printemps. Concernant les salades de plein champs, dont il restait entre 20 et 30 % du potentiel, soit environ 5 millions de pieds, les plantes sont flétries, ouvertes voire brûlées sur la face où la tramontane a été la plus violente. Les dégâts sont très marqués sur les feuilles de chêne rouge. « Les froids à venir, ajoute Damien Gauvrit, seront déterminants. Il est peu probable que les feuilles tendres s’en remettent, mais il reste quelque espoir sur les scaroles et les frisées. » Dans l’hypothèse d’une perte totale, une estimation fait état de 2,5 M€ pour la marchandise nue bord du champ. Le céleri (30 ha) a également été affecté et la perte se monte à 1,2 M€. Il y a également des dégâts sur les plantes aromatiques et les cultures de diversification pour un montant de 1 M€. La salade sous abris, à quelques exceptions près, a moins souffert. On note seulement quelques brûlures ou nécroses sur les plantes proches de la récolte. Cependant, le vent violent a débâché quelques structures provoquant les pertes de récolte. La pomme de terre sous abri n’a pas subi de dégâts. Dans les Pyrénées-Orientales, les températures n’ont pas été excessivement basses, mais c’est la conjonction de ce froid et de la vitesse du vent qui a causé autant de dégâts. Du côté des structures professionnelles et institutionnelles, la mobilisation est générale pour soutenir les agriculteurs grâce à la mise en place d’un train de mesures qui sera publié prochainement.

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