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Marché de la pomme australien
La Nouvelle-Zélande va déposer plainte à l’OMC

Fermé à la pomme néo-zélandaise, le marché australien fait l’objet d’une levée de boucliers entre les deux pays. Les Kiwis s’apprêtent en effet à déposer plainte devant l’OMC.

Le ministre de l’Agriculture australien, Peter Mc Gauran, a indiqué qu’il avait reçu une notification du gouvernement néo-zélandais le 20 août. Cette notification constitue le début de la procédure du différend déposé par la Nouvelle-Zélande auprès de l’OMC et qui oppose les deux pays sur la pomme. En effet, la Nouvelle-Zélande ne peut exporter des pommes vers l’Australie. De son côté, l’Australie défendra fortement sa détermination d’empêcher l’entrée des pommes néo-zélandaises sur son territoire et ce sur des bases scientifiques. « Je suis confiant, notre décision de quarantaine est adaptée aux lois de l’organisation mondiale du commerce », a ajouté Peter McGauran. Le processus de règlement des différends de l’OMC inclut une étape de consultation pour tenter de faire ressortir les différends ayant lien avec l’affaire. Le plan d’inspection est actuellement préparé par les services australiens de quarantaine (AQIS) et sera soumis dans les plus brefs délais à la Nouvelle-Zélande avant que le différend ne soit présenté à l’OMC. Selon le ministre australien, il existe une possibilité de trouver une issue avant que chacun ne reste campé sur sa position.

Il s’agit d’une grande première pour la Nouvelle-Zélande d’initier un processus de règlement d’un différend à l’OMC. Le ministre néo-zélandais au commerce, Phil Goff, a indiqué l’importance de cette action en soulignant que cette demande d’ouverture du marché australien à la pomme néo-zélandaise représentait une opportunité de part de marché de 9 millions de dollars à comparer avec les 16 milliards de dollars totalisés par les relations commerciales avec l’Australie.

Le ministre de l’Agriculture néo-zélandais, Jim Anderton, a comparé cette situation commerciale à celle vécue entre les Etats-Unis et le Japon au sujet du blocus japonais sur les pommes américaines. Quant au ministre au commerce, Phil Goff, il voit cette dispute comme une exception à l’accord de rapprochement des relations économiques avec l’Australie.

La production de pommes et poires néo-zélandaise destinée à l’export représente quelque 400 millions de dollars néo-zélandais, dont 60 % proviennent uniquement de la baie d’Hawkes, principale région de production de pommes.

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