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Colloque international des OP
La nouvelle OCM ne fait pas recette auprès des organisations de producteurs

Lors du colloque Iwop 2008 à Avignon fin novembre, la nouvelle OCM a fait l’objet de nombreux échanges mettant en exergue les difficultés des OP à se mettre en conformité.

La Commission européenne est loin du compte et surtout des 60 % voulus par Tomas Garcia Azcaraté dans le cadre de son “organisation plus” à l’horizon 2013. Même les administratifs de ladite Commission, comme Rudy van der Stappen (direction générale de l’Agriculture et du Développement rural), en doutent : « Les derniers chiffres montrent une moyenne d’organisation dans l’Union européenne de 35 %. Le taux de 60 % paraît ambitieux et je ne suis pas certain que nous l’atteignions. L’année 2008 avait été présentée comme une année de transition, 2009 devra l’être également. La Commission a commandé une étude à paraître prochainement sur l’évolution de l’organisation dont devraient sortir de nouvelles idées et de nouvelles propositions pour résoudre les nombreuses divergences entre pays. Des mesures plus incitatives, comme la simplification, devraient être proposées pour augmenter le taux d’organisation. Mais si des experts des différents Etats membres ont des idées, nous sommes preneurs. »

L’Iwop 2008 (Colloque international des organisations de producteurs fruits et légumes), organisé conjointement par le BRM et le Cabinet autrichien GFA les 27 et 28 novembre à Avignon, a été le cadre de nombreux échanges qui ont mis en exergue les difficultés des OP à se mettre en conformité avec la nouvelle OCM. Le premier obstacle est la contrainte de la stratégie nationale rendue obligatoire au motif de la flexibilité et de la subsidiarité. « La Commission n’approuve pas toujours les stratégies nationales car certaines n’ont pas une image très nette, a précisé Rudy van der Stappen. Pourtant, c’est une excellente idée. »

En France, si l’on s’en tient aux propos d’Alexandre Martinez du ministère de l’Agriculture, la stratégie nationale a été finalisée depuis un mois et cinq AOP ont vu le jour. Mais pour de nombreuses OP, les difficultés s’accumulent au niveau du cadre environnemental, de la gestion de crise, des indicateurs, ou encore des programmes opérationnels. Une réforme trop lourde, trop administrée, trop compliquée, peu incitative, au final, « la Commission n’est elle pas en train de rater ses objectifs ? », devait demander Laurent Favel, ancien président du BRM.

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