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Produits d’import
La grande exportation est favorisée mais le secteur de la logistique est menacé

La crise épargne quelque peu le secteur des fruits et légumes mais pas celui de la logistique. La baisse du taux de change de l’euro, qui s’accélère, a aussi un impact positif.

La crise actuelle a peu d’impact direct sur la consommation de fruits et légumes. Le secteur est en quelque sorte immunisé, sauf pour les produits haut de gamme, certains produits exotiques et de contre-saison et ceux ayant subi une première transformation.

La remontée du dollar est même un facteur de soutien des cours du fait que la marge pour les ventes libellées en dollar est meilleure. Les chargements de petits agrumes pour le marché américain ont d’ailleurs débuté avec de gros volumes depuis un mois, même par bateaux complets. Cela a quasiment permis de sauvegarder l’équilibre du marché de la Marisol. En orange, les prix baissent dangereusement car la grande exportation n’est pas un recours.

En pomme, la concurrence des Etats-Unis est entravée par la remontée du dollar. De plus, la consommation sur le marché intérieur aurait progressé de 20 % en quatre ans.

Cette année, le calibre est assez petit sur Washington State. Toutefois, la récolte est revue à la hausse, autour de 1,85 million de tonnes contre un record de 2 millions de tonnes en 2004. Ceci est lié à un meilleur rendement que prévu en Gala et en Golden.

En revanche, dans l’Etat de New-York, elle décline de 17 % par rapport à la moyenne et dans celui du Michigan de 35 %, surtout à cause de la grêle. Au Canada, la chute est de 19 %, au Mexique, elle régresse de 4 % selon le “World Apple Report”. A Washington State, on évoque également un doublement de la récolte de pommes bio.

Les camions rentrent à vide

En revanche, le ralentissement économique a des conséquences sur les logisticiens. La baisse d’activité du secteur automobile réduit l’offre de fret retour et les camions descendent souvent à vide du Nord de l’Europe.

Même situation pour le secteur de la construction. Le manque de fret retour vrac que l’on peut transporter en palettes même dans des camions frigo risque de fragiliser des sociétés de transport et de renchérir le coût du trajet aller. D’autre part, il est prévu que 100 000 tonnes supplémentaires de fruits et légumes du Maroc soient transportées par bateau, notamment sur Port-Vendres. Les sociétés espagnoles de transport routier risquent d’être rapidement dans une situation difficile.

En Espagne, le secteur de l’oignon vit une crise sans précédents. La baisse de la valeur du Graño à l’exportation atteint 50 %. En 2007, les ventes à l’étranger avaient culminé à 247 000 tonnes, dont 30 % vers la Grande-Bretagne et autant vers l’Allemagne.

Cette année, la récolte d’oignon est bonne dans le Nord de l’Europe et l’offre locale satisfait les utilisateurs du transformé qui avait privilégié le produit espagnol lors de la campagne précédente.

En Allemagne, les surfaces ont progressé de 5 % et la récolte gagne 4 % à 395 000 t. Le salut espagnol passe encore par les pays de l’Est. En Pologne, la récolte baisserait de 20 % à seulement 600 000 t.

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