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Gaspillage alimentaire
La France, source d'inspiration pour les députés anglais

Début 2016, une loi sur le gaspillage alimentaire, inspirée du modèle français, sera débattue au Parlement britannique.

Les députés britanniques vont-ils suivre le chemin tracé par leurs homologues français en matière de législation contre le gaspillage alimentaire ? Début septembre, la députée travailliste de Bristol, Kerry McCarthy, a présenté à la Chambre des communes un projet de loi en ce sens. Le texte sera débattu une nouvelle fois le 6 janvier prochain (ce qui est de bon augure selon la pratique législative anglaise). Un groupe réunissant des députés des deux bords a aussi été constitué. Le texte n'est pas sans rappeler ce qui se fait en France. Il propose en effet l'obligation aux grands distributeurs de faire don des aliments non vendus, et de publier des rapports transparents sur le gâchis dans leur supply chain. Kerry McCarthy demande aussi au gouvernement de revoir ses incitations fiscales qui, “de façon perverse”, rendent plus attractives le compostage que la redistribution.

Ceci étant, la distribution outre-Manche n'est pas restée les bras ballants face au sujet. Les grandes enseignes (Tesco, Waitrose, The Co-op, etc.) ont mis en place des programmes de redistribution des surplus alimentaires. Ils agissent aussi à la source en affinant leur chaîne d'approvisionnement pour éviter les débordements. Elles travaillent régulièrement avec les institutions caritatives du pays (FareShare, Amis de la Terre, WWF-UK, etc.). Marks & Spencer a lancé une plate-forme participative (neighbourly.com) impliquant sur le sujet clients, communes et employés de l'enseigne.

L'engagement le plus fort vient peut-être de Sainsbury's qui a annoncé cet automne être à la recherche d'une ville entre 15 000 et 300 000 habitants (ayant un magasin à l'enseigne à proximité) où le distributeur investira 1 M£ (1,3 M€) afin de tester in situ certaines innovations liées au gaspillage alimentaire (réfrigérateurs intelligents, poubelles connectées, emballages nouveaux...). Au bout d'un an, le bilan de l'expérience servira à déployer les meilleures idées dans d'autres villes. Sainsbury's, qui annoncera le nom de la ville-test le 1er décembre, entend investir 10 M£ (13 M€) sur cinq ans dans le projet.

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