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Produits d’import
La fragmentation qualitative de l’offre complique les achats

Alors que l’offre est plus fragmentée en période de déficits, les prix fermes incite à expédier des lots de moindre qualité. Les circuits traditionnels qui ont une clientèle solvable sont les plus réactifs.

 Les fruits d’été sont de mieux en mieux référencés. Malgré une entrée en consommation freinée par le froid, les prix restent assez bien défendus. Du moins après quelques jours d’incertitude. En effet, des promotions en pêche jaune à 1 € départ la barquette de 850 g, voire 1 kilo net, ont été très difficiles à honorer. L’offre est encore plus faible que prévue, surtout au départ de Murcie et de Valence. Des expéditeurs et des stations sont quasiment aux abonnés absents ! La récolte a débuté dans le Sud de l’Extremadure, pour les pêches blanches. Les premières nectarines jaunes sont attendues cette semaine. Les prévisions sont modestes, de l’ordre de 100 000 t pour un potentiel global d’au moins 160 000 t. Plus on remonte vers le Nord, plus le taux de fruits avortés est élevé.
Les exportations se terminent au départ du Souss et de Tunisie.
En plateau lité, le prix moyen de mise en marché tourne actuellement autour de 2 €/kg. Pourtant, certaines marques sortent facilement de bons volumes à 4 €/kg et plus en fruits de gros calibre 3A. Soit 20 à 22 fruits en colis de 4,5 kg net. Ces nouvelles variétés sont surtout captées par les circuits traditionnels dans les zones de chalandise à bon pouvoir d’achat.
Les premiers lots de Paraguayos sont de qualité aléatoire. Ces fruits sont les plus sensibles à l’humidité et au cracking. Des variétés à gros fruits manquent de coloration.
L’offre d’abricot est encore limitée au départ de Murcie avec une forte dispersion en termes de variétés et de qualités. En Andalousie, la récolte débute en Pluot et Plumcot. En prunes, les prévisions ne sont guère optimistes. En Extremadure, sur un potentiel qui devrait maintenant dépasser 100 000 t, la prévision officielle n’atteint que 64 000 t. Au Portugal, le déficit serait de plus de 70 %.

Manque de sucre

Le début de saison des bigarreaux est encore retardé par les pluies. En Italie, les expéditions ont quasiment été stoppées pendant une semaine au départ des Pouilles. Partout, les fruits manquent de sucre. Mais aussi de calibre, ce qui, en plus du froid, limite les risques d’éclatement. L’offre espagnole, en provenance de l’Aragon et de la Catalogne, progresse cette semaine.
En framboise, les prix sont plus facilement reconduits qu’en myrtilles. Ces dernières manquent de sucre et sont fragilisées par les excès d’humidité.
En légumes, le déréférencement des lignes d’importation s’est accéléré. Surtout celles des tomates, à l’exception des cerises pour certaines enseignes.
Malgré une offre très modeste d’environ 300 t par jour pour le Maroc, le melon se brade à moins de 1 €. Le taux de sucre est des plus bas. Le déclin des surfaces risque de se poursuivre. Il était déjà d’un bon tiers cette année.

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