La flexibilité et le coût de la main-d'œuvre
En plein cœur du salon Sival, les deux fédérations de producteurs : Légumes de France et FNPF ont fait part de leurs craintes face à leur voisin le plus redoutable : l'Allemagne. « Le marché commun a-t-il encore un sens ?, a interpellé Luc Barbier, président de la FNPF. Le coût de la main-d'œuvre en France pèse en effet sur la production, les variations pouvant aller de 40 %, voire 70 % du prix du produit dans le cas de la cerise. » A Légumes de France, Jacques Rouchaussé, le président, souhaite que la flexibilité ait tout son sens. « On n'a pas l'intention de débaucher à tour de bras ! », s'est-il insurgé. Tout en rappelant que par an, 1 000 ha supplémentaires apparaissent en Allemagne en production légumière telles que l'asperge, la mâche et la salade. « Si on veut redonner de l'espoir aux agriculteurs il faut leur donner plus de flexibilité dans le travail », a-t-il ajouté. Quant à l'agroécologie, Légumes de France n'a pas attendu Stéphane Le Foll, pour s'en préoccuper, elle fait partie intégrante depuis déjà plusieurs années des efforts réalisés par la filière avec le GIS PicLeg. En parallèle, la FNSEA estime qu'« il est temps que la protection sociale soit financée autrement car le monde a changé ».