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Rencontres Miffel
La filière melon salue l’intérêt d’une interprofession nationale

La CINM a fait le point de la campagne, mercredi dernier, à l’occasion des 10 rencontres technico-économiques melon qui se déroulaient lors du Miffel d’Avignon.

« Certes, nous n’avons pas mieux vendu le melon cette année. Mais la vraie question est de savoir dans quel état nous serions sans cette Commission interprofessionnelle nationale melon (CINM) ! », lançait Bernard Borredon, co-président de la CINM mercredi 17. En 2006, l’interprofession avait collecté 85 000 € pour 170 000 t de melon au titre de la CVO qui était de 0,50 €/t. Rappelons que cette dernière est appelée au stade “conditionneur”, comprenez « dont le nom figure sur l’étiquette de normalisation », comme le rappelait Heide Froeb, responsable melon. En début d’année, le budget 2007 a été évalué à 120 000 €, basé sur un tonnage prévisionnel ; mais ce budget sera revu à la baisse compte tenu de la chute de potentiel national, évaluée « entre 20 et 25 % au niveau national », rappelait Jean Monnerat (SNM).

Les sommes appelées au titre de la CVO servent à financer les actions de communication mises en place par la CINM, à savoir, d’une part, une action relation presse entièrement financée par Viniflhor « pour soutenir l’effort d’organisation de la filière melon » (budget total de l’opération : 50 000 €) ; d’autre part, des actions radio financées à parts égales entre l’Etat et la profession. Ces dernières ont porté sur la semaine 24 (lancement de campagne dans le Sud-Est), les semaines 28 et 29 (jeu radio), la semaine 36 (soutien de consommation) et en semaine 38 pour un soutien exceptionnel aux bassins Sud-Ouest et Centre-Ouest : « Ils ont démarré la campagne quasiment début septembre avec une offre de 3 000 t/jour, soit en moyenne avec un mois de retard par rapport à la normale », expliquait Bernard Chiron, co-président de la CINM, rappelant par ailleurs que « le principe de l’interprofession avait permis de soutenir l’ensemble des bassins cette année. »

Plus généralement, la campagne est qualifiée d’assez atypique par Jean Monnerat, tant au niveau des bassins que des périodes de commercialisation. Les apports ont été modestes compte tenu des conditions climatiques, et les ventes sont restées lentes jusqu’à la mi-juillet en raison de l’effet cumulé faible volume/faible consommation. Après le 15 juillet, l’écoulement s’est fluidifié mais le Centre-Ouest devrait afficher une baisse de volume de 36 %, le Sud-Ouest de 28 % et le Sud-Est de 2 % cette année (estimations Agreste au 1 er octobre) pour une production nationale très déficitaire évaluée à 235 900 t. Selon Agreste, l’indicateur cumulé du chiffre d’affaires accuse un recul de 5,3 % par rapport au niveau moyen des cinq dernières campagnes.

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