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Produits d’import
La filière espagnole aussi menacée qu’en France

La multiplication des attaques et des contrôles contre les produits d’Espagne risque d’avoir un effet contre-productif chez notre premier client à l’export en fruit.

Des deux côtés des Pyrénées, les Pouvoirs publics et les régions s’activent pour sauver les producteurs de pêches et nectarines. Les producteurs et les entreprises espagnoles sont aussi en crise. La Catalogne vient d’ailleurs au secours des opérateurs via un abondement du prix de retrait. Dans ce contexte, le renforcement des contrôles contre les produits d’Espagne de la part des autorités françaises et les attaques de camions sont mal vus côté espagnol. D’autant que la destination de certains camions demanderait à être vérifiée... Par ailleurs, l’Espagne est la première destination pour les exportations de fruits de France en volume et la seconde en valeur derrière l’Allemagne. De ce fait, il conviendrait de défendre nos positions. La pomme de France est déjà mise en concurrence avec celle du Sud Tyrol. De même qu’en kiwi, le marché espagnol qui pèse plus qu’un quart des exportations contre un tiers auparavant.
Par ailleurs, des erreurs sont faites dans le calcul des frais de main-d’œuvre en Espagne : l’heure de main-d’œuvre coûte 8,15 € charges comprises en Catalogne et quasiment autant en Aragon. Ce n’est qu’en Andalousie et en Extremadure que le coût est moins important du fait de l’existence d’un régime agricole.
La campagne de figue de Turquie a débuté vers l’Allemagne. L’autorisation d’envoi a été accordée la semaine passée. Le gouvernement turc donne le feu vert pour la France ou les Pays-Bas avec quelques jours d’écart. Ceci afin de limiter les envois précoces vers les pays qui offrent la meilleure valorisation. Depuis quatre ou cinq ans, les ventes se font à prix ferme ou sur des bases de prix minimum avec des avances assez élevées. Les ventes à la commission ont quasiment disparu. Les prix à la production sont fermes, à plus de 1 € départ. Cette origine n’a quasiment plus de concurrents.
En Belgique, les pertes consécutives aux orages violents sont d’environ 20 % du potentiel total de pomme et poire, soit 90 000 t. Le taux de perte est plus élevé dans les secteurs les plus touchés des provinces du Limbourg et du Brabant, notamment dans la région de Sint Truiden. Mais même le leader du secteur, qui vend grosso modo la moitié des fruits de Belgique, retient ce chiffre de 20 % car la zone de collecte est étendue.
Il n’en reste pas moins que le prix à la production des poires est encore très déprimé. En Emilie-Romagne, le prix de l’Abate Fetel a encore perdu 0,14 € par kilo. Il a donc été plus que divisé par deux en un an. Toutefois, cet excès de pessimisme joue en faveur des acheteurs qui avaient beaucoup perdu l’an passé après avoir trop spéculé à la hausse !
C’est aussi le cas en prune. Alors qu’on s’attend à une bonne arrière-saison, le prix à la production de l’Angeleno ne cote que 0,25 à 0,30 € en vrac. Certes, le calibre est plutôt faible cette année. Mais cette variété stockée en frigo peut être vendue jusqu’en décembre.

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