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Rencontre Aprifel
La filière débat sur la manière d'instaurer la confiance chez le consommateur

Les résultats d'une étude consommateurs ont été dévoilés pour Aprifel. La fraîche découpe a rapporté de la com' dans le rayon et les f&l moches sont revenus sur le devant de la scène.

Selon TNS Sofres, 90 % des Français ont confiance dans les fruits et légumes mais ont de nombreuses interrogations.

our sa troisième et dernière rencontre d'information, le 22 octobre, Aprifel a mis l'accent sur la confiance du consommateur envers les produits et les acteurs. L'occasion de dévoiler les résultats d'une enquête TNS Sofres de début septembre sur un millier de Français. Si plus de la moitié des sondés sont insatisfaits en matière d'informations (étiquetage, mode de production, pesticides...), « le niveau de confiance reste élevé pour les f&l à 91 %, contre 77 % pour les viandes », relève Emmanuel Rivière (TNS Sofres). Les études menées par le Cirad sur l'industrialisation rapide de l'alimentation dans les pays émergents donnent des pistes pour rétablir la confiance du consommateur chez nous, selon Nicolas Bricas (Cirad) : « la relation interpersonnelle et la transparence de l'entreprise ou de l'emballage sont indispensables. Les consommateurs ont tendance à avoir confiance dans les groupements, les marques et les prix élevés et méfiants vis-à-vis de la science. La confiance s'établit sur une multitude de critères cohérents entre eux. » La confiance passe aussi par la proximité (qualité, informations et origine). La filière a débattu sur les points de communication à travailler. Pour François Laffite (Gefel), « nous, producteurs, ne savons pas communiquer. Et nous n'avons pas de budget ! » Roger Laroche (FCD) plaide pour une communication de toute la filière dont « le dénominateur commun serait l'origine France puisqu'aujourd'hui c'est le plus fort vecteur de confiance » et remarque que la fraîche découpe a permis de rapporter de la communication dans le rayon. Le sujet délicat des f&l moches est revenu sur la table, ainsi que le rôle des médias. Les institutions (DGCCRF, DGAL, DG Sanco, Anses) et les représentants de FeL Partenariat ont rappelé l'efficacité des contrôles pour une installation de la confiance dans la durée malgré les crises sanitaires. Les associations de consommateurs ont à nouveau exprimé leurs doutes quant à la qualité des produits en grande distribution, le prix des f&l « trop chers pour les familles modestes » et demandé un système de traçabilité et un affichage environnemental. Enfin, « si la méfiance a un coût, l'installation de la confiance aussi », a rappelé en conclusion Nicolas Bricas. Julia Commandeur

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