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Cerises de transformation
La filière cerise d'industrie mobilisée pour l'avenir

L'assemblée générale de Coopfruit Lubéron s'est tenue le 27 avril. Malgré la crise sanitaire de la cerise, la coopérative croit fermement dans l'avenir de la filière.

Coopfruit Luberon – qui regroupe 7 200 t de fruits, dont 6 500 t de cerises d'industrie – a tenu son assemblée générale sur fond de solides acquis pour 2015 et grandes interrogations pour la campagne à venir en raison de la crise sanitaire cerise. D'autant que la réunion du 25 avril au ministère de l'Agriculture a déçu les industriels qui y étaient invités.

« C'est un double non, a indiqué Jean-Pierre Cuxac, président de Coopfuit Luberon et de l'Anibi. Non à la demande de dérogation d'usage du diméthoate et non à l'extension de la clause de sauvegarde pour les cerises d'industrie produites à l'étranger. Les incohérences des Pouvoirs publics me laissent perplexe d'autant que nous leur avons fourni toutes les pièces qui démontrent qu'il n'y a pas de traces diméthoate dans les cerises confites » issues d'arbres traités. Le président s'interroge aussi sur l'engagement récent de l'Espagne et de l'Italie à mettre en place des restrictions d'usage.

« D'une part, car certains de nos clients de ces pays nous disent ne pas être informés de cette décision, ce qui paraît curieux ! D'autre part, le diméthoate est interdit en Espagne et Italie depuis trois ans, mais chaque année une dérogation est accordée aux producteurs de cerises. En Espagne, elle devrait tomber le 1er mai, selon nos informations. C'est très ambigu. Incontestablement, des cerises surgelées ou en saumure, traitées au diméthoate, vont entrer sur le territoire pour subvenir aux besoins de l'industrie. C'est inacceptable et je serai ferme, car je ne peux pas accepter cette distorsion de concurrence. Je compte sur une plus grande tolérance des industriels pour nous aider, avec nos pauvres molécules à réussir cette campagne qui, pour le frais comme l'industrie, s'annonce très compliquée. »

« Incontestablement des cerises surgelées ou en saumure traitées au diméthoate vont entrer en France », prévoit le président.

Néanmoins, Jean-Pierre Cuxac croit au devenir de la filière transformation qui passe par le maintien de la production. Coop-fruit Luberon s'arme de dispositifs : garantie de débouchés sur cinq ans avec les industriels français et évolution annuelle des prix ; accompagnement des plantations (500  €/ha) en sus des aides de FranceAgriMer ; aide à l'irrigation et à la PFI. « A cela s'ajoute l'attribution d'un DPU (droit à paiement unique) couplé en plus des DPB (droits à paiement de base), contribuant à consolider la filière. » La coopérative a également diffusé dès cette semaine « avec toutes les précautions d'usage » un protocole de traitement au cas où les résultats techniques ne seraient pas à la hauteur des espérances. Indemnités en vue.

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