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La filière bio des Hauts-de-France relève la tête

Longtemps à la traîne en bio, les Hauts-de-France sont le théâtre d’initiatives qui devraient impulser de nouvelles dynamiques.

Biocoop participe à l’investissement à hauteur de 5 % du capital social de la nouvelle Cuma
© Biocoop

Les producteurs bio du Nord-Pas-de-Calais et de Picardie ne veulent plus être à la traîne dans le classement des régions bio (où ils occupent la onzième place) et veulent participer à cette "croissance historique du marché" du bio observée en 2016 notamment. À force de plans de relance et d’initiatives prises par de nouveaux producteurs, l’agriculture bio des Hauts-de-France relève progressivement la tête et va de l’avant.

Un nouveau centre de conditionnement

C’est ainsi que quatre producteurs du Cambrésis qui cultiveront, à terme, 340 ha de légumes bio de plein champ à Gouzeaucourt (Nord), vont créer un centre de conditionnement de 2 500 m2 en partenariat avec la coopérative Norabio. Ils visent une production de 2 500 t/an en 2018 et 6 000 t/an en 2020. Ils ont l’appui de l’Agence bio, du Conseil régional, de l’Agence de l’eau et de la DRAAF. Cet investissement de 2,75 M€ est réalisé en partenariat étroit avec la coopérative Norabio (140 producteurs) et devrait être opérationnel en août 2018.

Mieux valoriser les écarts de tri en légumes

L’objectif est de mieux valoriser les légumes produits à la fois en frais et en surgelé pour les écarts de tri. Biocoop participe également à l’investissement à hauteur de 5 % du capital social de la nouvelle Cuma, confortant ainsi l’approvisionnement de ses magasins régionaux.

En outre, la coopérative du Marché de Phalempin et Norabio sont actuellement en train de négocier une offre bio commune à destination de la grande distribution qui devrait être opérationnelle dès janvier 2018. Les deux coopératives, qui ont eu des relations parfois tendues, ont tout intérêt à s’entendre : la première est très spécialisée dans le maraîchage tandis que l’apport de certains producteurs de Norabio offrira un complément indispensable permettant de proposer une gamme complète.

Prochaine fusion du Gabnor et de l’ABP

Par ailleurs, le Gabnor et l’association Agriculture biologique en Picardie (ABP) fusionneront dès le 1er janvier prochain « avec une réorganisation territoriale pour être plus proche du terrain », vient d’expliquer la présidente picarde de l’ABP.

Des initiatives qui ne peuvent que réjouir les élus régionaux des Hauts-de-France qui doivent signer le nouveau plan de développement de l’agriculture bio à la fin du mois.

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