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Import
La fermeté sans excès

Plus concentré, le marché des légumes réagit davantage aux déficits que celui des fruits. La revalorisation des pêches et des nectarines semble en marche.

La revalorisation des pêches s’est confirmée en Espagne et en Italie. Les arrachages des variétés de pleine saison accentuent l’effet du creux variétal. En nectarine, les prix sont plus difficiles à hisser à la hausse. Comme en France, les variétés colorées offrant un taux de sucre garanti de plus de 10,5 ° Brix obtiennent de meilleurs prix. C’est le taux de sucre minimum des cahiers des charges des distributeurs. Il a pourtant été plus difficile à tenir celle année. Les grands écarts climatiques sont en cause. De même, la quête éperdue du rendement est aussi un facteur de risque.

En prune, les variétés noires font le marché qui est très chargé en Allemagne. La pleine saison des Cacaks se termine et on passe sur Hanita et ses semblables. Le déficit dans les pays de l’est ne change pas encore la donne du marché. En Hongrie, la prévisions de récolte de l’association interprof. FruitVeb est de 50 000 t contre un potentiel de 100 000 t. Comme en pomme, le potentiel ne s’est pas développé comme prévu et il reste au niveau des années 90, soit environ 4 000 ha. En Italie, Stanley débute : cette variété de milieu de gamme pourra être exportée dans le nord de l’Europe.

Raisin bloqué

Les ventes de raisin sont encore difficiles. L’essentiel de l’offre importée repose sur le Victoria des Pouilles. La canicule explique les gros écarts de qualité et les prix évoluent dans une large fourchette, de 0,8 à 1,5 euros. En Sicile, les dégâts seraient encore plus importants. L’Italia débutera au 15 août. La chaleur a bloqué la maturation. En noir, les problèmes de qualité rencontrés en Black Magic incitent à privilégier le Paliéri. En Grèce, on prévoit une baisse de 30 % des exportations.

Le marché des poires précoces est ferme. En Emilie Romagne, les cours d’achat à la production ont même gagné quelques cents. Les prix sont trop élevés pour le marché russe où la récolte des variétés locales précoces est assez volumineuse. Il reste aussi des Packham’s d’hémisphère sud. Les derniers arrivages de Forelle d’Afrique du Sud sont mis en marché. Cette variété est la plus plantée en Afrique du Sud loin devant les autres bicolores Rosemary et Flamingo.

En pomme, la récolte des Gala a débuté en Emilie Romagne et à Lérida. Ce marché de la Gala précoce sera assez chargé en lots peu colorés. Les prix en vrac à la production sont dans la même fourchette que les années précédentes.

La plupart des petits fruits rouges restent chers car le débouché industriel est très demandeur. C’est surtout le cas en myrtille dont les prix sont peu éloignés de ceux des murs et framboises dont le coût de production est plus élevé. Les écarts de prix sont plus larges en framboise du fait que la qualité est plus aléatoire. C’est aussi le cas en fraise.

Au Benelux, le marché des légumes reste porteur, sauf celui des salades. En poivron, les prix restent assez élevés. Le rouge, qui est de loin le plus produit, est plus attractif.

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