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Outre-Mer
La Cour des Comptes conteste la vocation exportatrice de l’agriculture ultramarine

Le récent rapport de la juridiction spécialisée ne fait pas l’unanimité mais pose certaines questions d’actualité.

Dans son rapport annuel, la Cour des Comptes consacre un chapitre entier à la politique française de soutien à l’agriculture des départements d’outre-mer. Depuis sa publication, ce rapport a suscité de nombreuses réactions. Au-delà d’une analyse des chiffres, la Cour prend un parti pris politique puisqu’elle demande une réorientation des aides à l’agriculture ultra-marine qui devrait être « plus tournée vers la satisfaction de la consommation locale et des demandes liées au tourisme, plutôt que vers les cultures exportatrices ». La Cour constate que les aides publiques se sont établies en 2008 « à 28,6 % de la valeur de la production agricole outre-mer, soit presque le double de la proportion constatée en métropole (14,5 %). » En ligne de mire, la prépondérance des aides à la banane et à la canne à sucre. La Cour constate ainsi que les aides à la banane ont augmenté de 40 % en 2007. Ce qui fait dire à Paul Luu, directeur de l’Odeadom, que « la Cour des Comptes a une vision uniquement comptable ». « En effet, rappelle Paul Luu, 2007 est une année exceptionnelle, puisque le 1er trimestre a vu le versement du solde de l’aide compensatoire de 2006, le versement du nouveau mécanisme d’aide (129 millions d’euros) et l’effacement de prêts accordés aux planteurs (environ 40 M€) pour aider la filière à renouveler les plantations mises à terre par le cyclone Dean. » Le directeur de l’office en charge de l’agriculture des Dom oppose au rapport de la Cour des Comptes française celui de la Cour européenne des Comptes. Cette dernière est venue contrôler l’Odeadom il y a deux ans et à la différence de la Cour française, s’est rendue sur place. Dans ses conclusions la Cour européenne a estimé que « le Posei France est le reflet des attentes de Bruxelles », précise Paul Luu qui rappelle que « sa gestion a même été qualifiée d’exemplaire ».
Il n’en reste pas moins qu’en posant la question de la différence des aides entre les productions exportatrices (banane et canne) et celles pour le marché local, la Cour des Comptes est en phase avec un courant d’opinion fort aux Antilles et en métropole. Les Pouvoirs publics et les planteurs devront en tenir compte.

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