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La Coordination rurale veut sa place au sein de l’Interprofession

A l’occasion de l’organisation d’une vente directe de fruits, légumes, lait et fromages sur l’esplanade de la gare Saint Lazare à Paris, jeudi 3 novembre, François Lucas, le président de la Coordination rurale, s’est exprimé sur quelques sujets sensibles. A commencer par la non-application du coefficient multiplicateur pour les fruits et légumes.

“Nous sommes arrivés à une situation de non-assistance à producteur en danger, s’est-il insurgé. Jusqu’ici, il n’existait pas d’outils pour réguler les prix, aujourd’hui le coefficient multiplicateur existe. Alors qu’attendent les Pouvoirs publics pour l’appliquer ? On ne peut pas s’empêcher de pointer la responsabilité de la grande distribution et ce avec la complicité des Pouvoirs publics”.

En parallèle, François Lucas souligne l’importance d’une représentation de l’ensemble des syndicats dans les interprofessions. “Nous avons rencontré, il y a deux ou trois mois, le président démissionnaire d’Interfel, Denis Onfroy. Celui-ci nous avait proposé de participer aux débats mais sans droit de vote, c’est un pas. Nous attendons de connaître la personne qui le remplacera pour réitérer notre demande. Ce manque de représentativité de l’ensemble des syndicats agricoles dans les interprofessions se retrouve partout, à l’exception du bureau interprofessionnel du cognac”. Pour l’instant, le syndicat minoritaire n’a pas de syndicat spécifique fruits et légumes, une section a tout de même été créée. “La création d’un tel syndicat est très conditionnée à l’ouverture que nous aurons à Interfel. Mais nous avons quand même en tête avant tout les élections professionnelles de 2007, les gagner serait déjà un moyen.” ajoute François Lucas

Quant à l’organisation de la vente directe en plein cœur de Paris, le syndicat semblait plus que satisfait en fin de journée. François Lucas expliquait plus tôt dans la matinée que sa tenue coïncidait avec la tournure que prend la loi d’orientation agricole actuellement en débat au Sénat.

L’unanimité n’est plus obligatoire

“J’espérais que notre point de vue serait entendu. Mais ce n’est pas le cas. Les parlementaires n’ont pas clarifié le texte sur la représentativité des syndicats dans les interprofessions. Nous souhaitions qu’au lieu de “syndicats les plus représentatifs” il soit écrit les syndicats représentatifs, mais le texte est passé sans modification. Et plus scandaleux, la règle de l’unanimité n’est maintenant plus obligatoire. On ne prend donc plus en compte les différences de point de vue et on vote à la majorité. Ce n’est plus du tout le même débat”, s’indigne-t-il.

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