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Loire-Atlantique
La coopérative Val Nantais résiste à la crise

La IVe gamme a permis à la coopérative nantaise de se soustraire en partie des chutes des cours des autres produits.

Malgré un contexte général difficile la campagne dernière, Val Nantais a réussi a dégagé un chiffre d’affaires de 3 % supérieur à l’exercice précédent avec plus de 55 M€. Ses fonds propres et quasi-fonds propres représentent 40 % du total du bilan. La coopérative nantaise a su “résister” grâce à la montée en puissance de la salade IVe gamme dont le prix d’achat est contractualisé. Les 5 200 t produites en 2010-2011 ont dépassé ce qui avait été programmé. Et près de 6 000 t de sachets devraient être fabriquées en 2011-2012. La capacité maximum de l’unité de conditionnement créée en 2009 est donc atteinte. Malgré cette belle progression, la construction de la seconde unité de conditionnement ne devrait pas être déclenchée dans l’immédiat. « Le marché national, souligne Philippe Gouin, directeur de Val Nantais, est soumis à une forte concurrence et s’il a repris une croissance en volume en fin d’année, il a marqué une pause l’an passé avec un repli de moins 0,4 % en chiffre d’affaires. » Par ailleurs, selon le président Patrick Briand, l’année 2011 a été pour les légumes de Ière gamme – mâche, tomate et concombre – une des plus dures qu’aient connue les maraîchers dans leur carrière. Pour un même volume qu’en 2010, le chiffre d’affaires de la Ière gamme a baissé de 10 % alors que les charges énergétiques et le carburant ont fortement progressé. Or Val Nantais souhaite rééquilibrer les volumes destinés à la barquette mâche Ière gamme avec celle de la IVe gamme, les volumes contractualisés étant passés en trois ans de 30 à 60 %. Le développement de la production de mâche fera suite à l’extension de certaines exploitations et au détriment des surfaces de poireaux en baisse de 25 %. Comme Fleuron d’Anjou et Prince de Bretagne, la coopérative nantaise propose désormais une gamme de nouveaux produits comme les topinambours, céleris raves, radis noirs, choux chinois sous la marque “Le Jardin de Val Nantais”. La coopérative poursuit son action en faveur de l’environnement, par exemple en réduisant par deux la consommation d’eau de lavage de la mâche (10 litres/kg).

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