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Colloque
La contractualisation offre un premier bilan mitigé

Les participants à la conférence sur la concurrence en matière agricole se sont demandés si le contrat était fait pour les f&l.

Agriculture et concurrence, tel était le thème retenu par la DGCCRF la semaine dernière pour son colloque auquel à la fois le matin, Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, et l’après-midi, François Baroin, ministre de l’Economie et des Finances, ont tenu à intervenir. Ce dernier rappela la nécessaire organisation du marché des f&l et comment la concurrence devait aider à la concentration dans la filière. Il faisait ainsi écho aux propos de Bruno Le Maire. En présence d’une bonne centaine de professionnels, cette réunion a rapidement tourné autour des premiers effets de la contractualisation, sorte de clé de voûte proposée par l’Etat pour renforcer le pouvoir de négociation de la production. Et cela dans un contexte de baisse du budget alimentaire des Français, comme le présenta Pascale Hebel, la directrice du département Consommation au Credoc. Valérie Avril, la directrice de l’Aneefel, fit le point sur les premiers mois d’application en un constat plutôt préoccupant : forte pression sur les prix, tension commerciale, période de défiance entre producteurs et metteurs en marché, impact sur la gestion des litiges... Bernard Piton, le délégué général à l’UNCGFL, renchérissait en précisant qu’« une contractualisation sur trois ou cinq ans, comme dans un programme industriel, c’est trop long ». Jean Sales, le président de la Commission Innovation et Accessibilité à Interfel, expliqua qu’il y avait eu un manque d’appropriation du système par les producteurs – on ne compterait pas plus de 5 % de contrats passés à l’amont – et de souligner que contractualiser sur tous les produits pour tout le monde ne serait pas possible. Il appela par ailleurs à une refonte des règles entre producteurs et distributeurs, en se fondant sur le rapport Canivet (2004). Pour Mathieu Pecqueur, en charge des filières agroalimentaires de la FCD, si la contractualisation pouvait être bénéfique en donnant une meilleure lisibilité des prix par le consommateur, la suppression des RRR (remise, rabais, ristournes) n’était pas forcément une avancée. Et de souligner que d’une manière générale, la LMA avait introduit de nouvelles contraintes dont le coût à la vue de l’efficacité escomptée pour les produits suscitait des interrogations.

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