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Agrumes
La clémentine corse montrera moins son petit cul vert cet hiver

La production est estimée en forte baisse, un point négatif dans sa volonté de répondre aux marchés. Mais les projets de développement ne manquent pas.

Alors que la nouvelle saison de la clémentine corse a démarré fin octobre, un peu en avance, les volumes s'annoncent en forte baisse, d'un niveau inférieur à 20 000 t, très loin du fort tonnage de la campagne précédente (plus de 30 000 t) et de la moyenne (20 000 à 25 000 t). Ce n'est pas tant l'alternance qui a joué mais surtout les conditions climatiques (vents violents en mars). La qualité est au rendez-vous avec un bon équilibre sucre-jus. Les opérateurs craignent toutefois des épisodes pluvieux comme en début de campagne l'année dernière. Jean-Paul Mancel et Simon-Pierre Fazi, producteurs et respectivement président de l'Aprodec (Association Protection et Défense de la Clémentine Corse) et président de l'AOP Fruits de Corse, expliquent : « Grâce aux jeunes vergers de Caffin, la variété primeur, le début de saison n'a pas duré et nous avons déjà dépassé les 2 000 t [au 10 novembre, ndlr]). » Très demandée, la clémentine corse n'a eu aucun problème à être référencée plus tôt chez les distributeurs. En revanche, en raison de la forte baisse des volumes, la date de fin de campagne est incertaine.

« Ce n'est pas très bon de manquer de volumes car il y a des marchés, des partenariats à assurer, surtout après avoir été beaucoup sollicités l'année dernière, soulignent les deux présidents. C'est difficile après ça de trouver de nouveaux marchés. »

L'objectif : stabiliser les volumes

De nouveaux marchés ? « Il n'y a pas que la France, répond Simon-Pierre Fazi. La Suisse, le Royaume-Uni, entre autres, nous regardent. » La clémentine corse estime pouvoir prendre de nouvelles parts de marché, « surtout si on règle ce problème de pics et de creux de volumes d'une année sur l'autre. » Le renouvellement des vergers permettra d'avoir une production plus régulière. « On ne veut pas augmenter les volumes considérablement. L'enjeu est de se stabiliser autour de 30 000 t. Après seule-ment, on pourra travailler à produire plus », précise Jean-Paul Mancel.

Côté segmentation, l'IGP représente 85-90 % des volumes. Le bio est présent. Pour la deuxième année en Label Rouge, il y a de nouveaux opérateurs et de nouveaux étiquetages, et des distributeurs (Lidl) s'y intéressent. Les volumes restent faibles. « L'année dernière, le Label Rouge a représenté 1 à 2 % des volumes. Cette année, si on atteint 5-10 %, on sera satisfaits. Notre objectif à terme, c'est de ne pas dépasser 20 % », avertit Jean-Paul Mancel. Enfin, « nous sommes la seule clémentine française ! D'ailleurs, le logo commence à apparaître sur les UVC ».

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