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Produits d’import
La chute du marché russe provoque une crise aux Pays-Bas

On a beaucoup négocié entre “trading partners” à Berlin. Avec les exportateurs d’hémisphère Sud qui demandent des avances ou avec les importateurs russes, qui veulent des rabais.

Les importateurs russes sont fragilisés par les dévaluations successives du rouble. La baisse de la valeur de la monnaie russe atteint 26 % en janvier par rapport au dollar et 55 % en trois mois. Dans ces conditions, les produits importés sont vendus à perte depuis trois mois. Plus les délais de paiement sont longs, plus la perte est importante. Des importateurs sont donc devenus insolvables, d’autres négocient des rabais importants. De plus, la population réduit ses achats, un tiers des produits alimentaires étant importé. Le troisième bateau de poire d’Argentine destiné au marché russe est d’ailleurs parti moins chargé que prévu.

Licenciements

Cette baisse du rouble serait entretenue par une fuite massive de capitaux qui atteindrait 110 milliards de dollars (85,1 milliards d’euros) en six mois. Le taux d’endettement des entreprises privées est déjà élevé (environ 400 milliards de dollars, soit 309,5 milliards d’euros), le danger est un retour à une économie planifiée !

Des exportateurs hollandais spécialisés sur le marché russe licencient en masse. La dégringolade des ventes sur l’un des premiers marchés mondial d’importation de fruits et légumes a des conséquences lourdes.

Aux Pays-Bas, on anticipe un mauvais début de saison des légumes de serre. Les prix de la campagne 2008 ont déjà été les plus bas depuis 2000… dans un contexte de progression des tonnages exportés. Les serristes ont eu des revenus négatifs en 2008.

La cote de la Nadorcot s’affole

Mais le pire n’est jamais sûr. Ainsi, les prix des petits agrumes sont actuellement en forte hausse. Au Maroc, la campagne de Nour s’achève avec un mois d’avance. Les derniers chargements pour la Russie ont eu lieu la semaine passée. La récolte d’Afourer est plus faible que prévue. Comme l’an passé, les prix de sa jumelle espagnole, la Nadorcot, flambent déjà. La hausse est d’autant plus rapide que ce marché est très concentré. De plus, il faut acquérir les étiquettes attestant le paiement des royalties.

Cette envolée des petits agrumes aura des conséquences positives sur le rythme des ventes de kiwi. Mais il est déjà bien tard et une nouvelle baisse des prix est donc intervenue en Italie. Les négociants ont déjà souvent revu à la baisse les prix d’achat en production. C’est ce qu’avaient déjà fait ceux de Catalogne pour les pommes de France ! En poire, ceux qui avaient misé à la hausse se frottent les mains : il faudra encore attendre la semaine prochaine pour le référencement général de la Williams d’Argentine. La campagne sera courte et la canicule donne déjà des sueurs froides aux producteurs de pomme. L’offre d’hémisphère Sud sera moins importante que prévu car, en Australie, l’Etat de Victoria est sinistré.

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