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La cerise de Bessenay marque son identité

Les producteurs et les deux metteurs en marché Cerifrais et Chambe Agri Fruits ont lancé pour cette saison une marque commune.

Et c’est parti pour la marque Cerise de Bessenay ! Dans cette région au nord-ouest de Lyon, qui produit presque 10 % du volume national de cerises (3 000 t), les 150 producteurs de l’ARB (Arboriculteurs de la Région de Bessenay) et les metteurs en marchés Cerifrais et Chambe Agri Fruits, au sein de l’interprofession Califruit, ont lancé cette marque à l’occasion de Planète Appro le 3 avril. Appartenant à l’interprofession, elle a pour objectif « d’asseoir commercialement la notoriété de la cerise de Bessenay et de son terroir, la rendre incontournable ; et de fédérer les producteurs et les metteurs en marché », souligne Jean-Marc Coignat, dirigeant de Cerifrais.

La filière avait une marque depuis 1998, la Sublim’de Bessenay, mais qui « n’avait pas très bien fonctionné car trop élitiste à l’époque », de l’avis des opérateurs. La nouvelle marque reste toutefois sur un positionnement premium. Calibre 26 minimum pour le vrac et 24 minimum pour les barquettes (750 g ou 1 kg), un emballage commun aux deux metteurs en marché pour une puissance de frappe importante, un cahier des charges strict et respect de l’environnement (certification environnementale de niveau 2)…, la marque pourrait concerner 50 à 70 % des volumes de Bessenay. Elle s’adresse à tous types de clients, de la GMS au grossiste spécialisé.

Intérêt de la GMS pour les produits de terroir

Côté commerce, s’il est encore trop tôt pour parler de la satisfaction des distributeurs – les premières cerises n’ont pas encore été livrées –, les metteurs en marché notent déjà un fort intérêt. « Depuis quelques années, la GMS joue le jeu du produit français, de terroir et local. C’est une mouvance que l’on ressent de partout », note Patrick Chambe, président de Chambe Agri Fruits. La marque vise le marché français, porteur. « On verra pour l’export, on ne se ferme pas de marchés. Mais sûrement pas pour cette année, car nous avons une clientèle française fidèle et active. »

Vers une IGP ?

La priorité est certes à la marque mais une réflexion est engagée pour une IGP. C’est une démarche qui prend un certain temps et qui pose de nombreuses questions. « Par exemple, de quelle zone géographique parlons-nous, faut-il englober les Mont du Lyonnais ? », s’interrogent les opérateurs.

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