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Bio

La bio à la croisée des chemins

La première édition de BioFruit Congress, qui a eu lieu lors de Fruit Attraction à l’initiative du magazine Eurofresh Distribution, a rassemblé des experts, analystes et détaillants du marché de la bio.

Les intervenants du Biofruit Congress ont partagé leurs analyses de l’état actuel du secteur mondial des fruits et légumes bio et de ses perspectives d’avenir. © Eurofresh Distribution

Dans un contexte de croissance à deux chiffres et de nouvelle législation européenne, des experts et des acheteurs ont débattu du futur du marché des fruits et légumes bio. Organisé par le magazine Eurofresh Distribution et Fruit Attraction en collaboration avec Proexport, Biofruit Congress a eu lieu mercredi 24 octobre devant environ 400 personnes. Les différents intervenants ont partagé leurs analyses de l’état actuel du secteur des fruits et légumes bio et de ses perspectives d’avenir.

 

Elana Panichi, de l’unité AB à la Commission européenne, a présenté la nouvelle réglementation bio européenne, publiée en juin 2018 et qui entrera en vigueur en 2021. « Le cadre législatif bio européen devait être réformé car il avait été mis en place quand le marché du bio était juste un marché de niche, a-t-elle déclaré. Cette réforme apporte de la simplification et de l’harmonisation au règlement. Tous les producteurs européens seront soumis aux mêmes règles ».

Une hausse des surfaces de 63 % en dix ans

Selon Elena Panichi, les surfaces cultivées en bio dans l’Union européenne ont atteint 11,9 millions d’hectares en 2016, soit une hausse de 63 % en dix ans. L’UE est devenue le deuxième plus grand marché bio après les Etats-Unis, avec des ventes estimées à 30,7 milliards de dollars en 2016. D’après Julia Lernoud, experte internationale au FIBL et à l'IFOAM, la demande des consommateurs en nourriture bio augmente dans le monde entier. Les trois principaux marchés sont les Etats-Unis (38,9 milliards d’euros), l’Allemagne (9,5 milliards d’euros) et la France (6,7 milliards d’euros). Le Danemark est le pays où la part des produits bio dans le marché alimentaire est la plus importante, 9,7 %, tandis que la Suisse présente le plus de dépenses par habitant en produits bio. « La demande en produits bio augmente plus vite que la croissance de la production », a précisé Julia Lernoud. Nous devons travailler à augmenter le nombre de producteurs bio si nous voulons pouvoir fournir le marché ».

 

« En Suisse, 22 % des fruits et légumes vendus sont bio », a souligné Katja Bahrdt, de la chaîne de grande distribution suisse Coop. D’après elle, Coop est un pionnier du marché bio suisse, notamment grâce à sa propre marque bio, Naturaplan, créée il y a vingt-cinq ans. José Antonio Cánovas, de Kernel Export, a insisté sur l’importance pour le secteur bio de conserver une bonne image. « Si nous perdons ça, nous perdons tout », a alerté le professionnel, qui prévoit une augmentation des coûts de production et une diminution des marges. « Le défi sera de conserver les consommateurs de bio actuels et d’en attirer de nouveaux ».

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