Aller au contenu principal

Taxe écologique
Jean-Louis Borloo s’oppose à une taxe sur les sacs plastiques

La Commission des finances de l’Assemblée nationale souhaitait instaurer une taxe sur les sacs de caisse et sur ceux des f&l, mais en séance plénière cet amendement a été retoqué.

Le 22 octobre, le gouvernement s’est opposé à la mise en place d’une taxe sur les sacs plastiques estimant qu’il était préférable que la grande distribution continue de gérer elle-même ce dossier. En effet, depuis 2002, les grands distributeurs ont réduit de 80 % la consommation de ces produits (10,5 milliards d’unités en 2002 contre 2,1 milliards en 2007). « L’instauration d’une fiscalité trop fortement dissuasive sur des produits de grande consommation ne doit être mise en œuvre qu’en dernier recours, lorsque les démarches contractuelles ne donnent pas satisfaction », notait le ministère. Cette annonce fait suite à l’amendement adopté par la Commission des finances de l’Assemblée nationale instaurant une taxe de 0,15 € sur chaque sac de caisse et de 0,10 € sur chaque sac plastique au rayon f&l. Selon la FCD, un sac de caisse en plastique coûte un centime d’euro et un sac fruits et légumes 0,5 centime. Cet amendement a été retoqué le 23 octobre, par l’Assemblée nationale, car il a fait l’objet d’un vote en séance plénière dans le cadre du budget 2009. Ce vote est lié à la position du ministère de l’Ecologie, opposé à cet amendement. De son côté, la FCD, par l’intermédiaire de son président, Jérôme Bédier, avait prévenu, dès le 21 octobre, que les distributeurs se « battront comme des lions pour que cette mesure ne voie pas le jour ». Tout en ajoutant que le gouvernement ne pouvait pas d’un côté défendre le pouvoir d’achat et de l’autre multiplier les taxes à la consommation. Sur la question des sacs en plastique fruits et légumes, les distributeurs disent avoir déjà réfléchi à toutes les solutions mais qu’il n’en existe pas d’autres. Mais cette position n’est pas unanime. Les producteurs de bioplastiques défendent cette taxe sur les sacs en plastique traditionnels estimant que les bioplastiques issus de matières végétales avaient « besoin d’un soutien réglementaire pour se développer » et faire ainsi « baisser leur coût », estimait le Club des bioplastiques, qui ajoute que la production de sacs à partir d’amidon de variétés spécifiques de pommes de terre revient aujourd’hui deux à quatre fois plus cher que celle des sacs conventionnels.

Les plus lus

<em class="placeholder">Jean-Pierre Bouillac et Danielle Chambaraud, producteurs d&#039;asperges et de vin en Gironde.</em>
Asperge en Gironde : « Face à la crise viticole, nous voulons redynamiser l’asperge »

Producteurs de vin, de plants de vigne et d’asperges en Gironde, Jean-Pierre Bouillac et Danielle Chambaraud ont choisi de…

<em class="placeholder">Florian Lemercier, maraîcher dans la Sarthe et son robot OZ. </em>
Maraîchage : « Avec le robot OZ, c’est comme si on était deux à temps plein »

Florian Lemercier, maraîcher en agriculture biologique, a acquis un robot OZ de Naïo dès son installation. Un choix qui le…

<em class="placeholder">Mise en marche du robot de la ferme pilote des Fermes Debout à Saint-Nom-le-Bretèche.</em>
Robotisation en maraîchage : « Notre robot peut donner envie de faire ce métier »

La robotisation de tâches pénibles est au cœur du concept des Fermes Debout, des serres maraîchères conçues pour fournir des…

<em class="placeholder">Mickaël Mazenod, arboriculteur à Saint-Paul-en-Jarez, dans la Loire. </em>
Aspersion antigel en arboriculture : « On arrive à faire quatre ou cinq hectares avec toutes nos capacités »

Alors que le dérèglement climatique renforce les risques de gel pour les arboriculteurs, retour d’expérience sur l'…

<em class="placeholder">Un bâtiment bien conçu limite le temps et la pénibilité du travail.</em>
Maraîchage en Bretagne : un accompagnement de la MSA pour bien concevoir son bâtiment

En Bretagne, les projets de bâtiments maraîchers peuvent bénéficier d’un accompagnement de la MSA pour une bonne prise en…

<em class="placeholder">Essais d&#039;utilisation de plantes répulsives en inter-rang d&#039;une culture de poireau.</em>
Poireau : face au thrips, la piste prometteuse des odeurs répulsives

Les travaux du CTIFL montrent que l’utilisation d’odeurs répulsives peut limiter l’infestation par le thrips en culture de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes