Aller au contenu principal

Jacques Rouchaussé, CTIFL : « De l'audace sans dogmatisme »

Le président de Légumes de France, élu à la tête du Centre technique de l'interprofession, entend lui « redonner ses lettres de noblesse ».

Jacques Rouchaussé a été porté le 29 septembre dernier à la présidence du CTIFL par le Conseil d'administration du centre technique. Sur les 26  votants, il a rassemblé 14  voix. Il y a eu deux abstentions. Roger Laroche, président délégué de la FCD à Interfel, a obtenu dix voix. Il devient ainsi premier vice-président. Les familles de l'aval avaient indiqué qu'elles présenteraient un candidat.

« Garantir l'indépendance »

Prochaine étape : la conférence des présidents lors de l'Assemblée générale d'Interfel le 7 octobre qui devrait valider la création d'une contribution volontaire obligatoire (CVO,) comme décidée lors de la réunion du 22 septembre (cf. fld hebdo du 23 septembre). « Pour débuter et faire le point, ce budget de 14  millions d'euros offre une perspective, concède le nouveau président. Dans les années à venir, ce sera à nous de savoir élaborer une demande supérieure de financement, mais en sachant justifier à chaque fois la validité de nos actions. »

Pour Jacques Rouchaussé, plusieurs axes doivent être développés pour le CTIFL. En premier lieu, il s'agira de garantir l'indépendance et l'accessibilité aux savoirs essentiels : « Nous avons ici une mine d'or qu'il nous faut exploiter pleinement au service de toute la filière ». Et pour cela, l'accent sera mis sur une meilleure diffusion : « Le CTIFL a manqué de communication sur les nombreux travaux qu'il a effectués. Toutes les actions menées seront mises à la disposition du producteur jusqu'au consommateur. »

« J'insiste, le CTIFL tiendra compte de tous les maillons de la filière », affirme Jacques Rouchaussé.

A ses yeux, il faut aussi pérenniser et maîtriser « cet outil de R&D, français, collectif et accessible, répondant à toutes les attentes des maillons de la filière. Il n'y a pas de limite à l'expérimentation. Il faut faire preuve d'audace et d'esprit pratique, sans dogmatisme. Et ne pas s'interdire d'aller voir aussi ce qui se fait ailleurs. J'insiste, le CTIFL tiendra compte de tous les maillons de la filière. J'ai bien vu les interrogations de l'aval et peut-être que toutes les réponses n'ont pas été données à une époque. Il faut jouer la transparence. Mais, ne pas faire n'importe quoi non plus. » L'objectif, in fine, doit être d'augmenter la compétitivité et la valeur ajoutée pour les entreprises de la filière.

L'aval, partie prenante pleine et entière

Cette volonté de travailler dans le même sens est partagée par Roger Laroche, le nouveau premier vice-président du CTIFL.

« L'aval a toujours dit qu'il voulait être partie prenante dans le centre, explique Roger Laroche. Il ne peut y avoir de R&D sans connaissance de la consommation comme il ne peut pas y avoir d'innovation sans mesure de l'impact. Quant à la formation, je pense que les familles de l'aval ont démontré depuis longtemps leur implication. »

Désirant former un tandem efficace avec le président, Roger Laroche reconnaît sans arrière-pensée l'importance du CTIFL pour la filière : « Il faut profiter de l'expertise du centre. La richesse documentaire des travaux qu'il mène intéresse jusqu'aux chefs de rayons f&l. A terme, il peut être même une force de proposition à Interfel. » Et de conclure : « Nous avons désormais la chance d'avoir une interprofession en deux axes : les aspects scientifiques et techniques avec le CTIFL d'un côté, et les aspects liés aux marchés avec Interfel de l'autre. »

« La présidence du CTIFL n'est pas syndicale »

Les prochaines semaines vont être particulièrement occupées pour le nouveau président du CTIFL. En octobre et novembre, Jacques Rouchaussé va visiter les centres régionaux (Balandran, Carquefou, Lanxade et Saint-Rémy-de-Provence) pour rencontrer les scientifiques qui y travaillent : « Il faut rendre ses lettres de noblesse au centre, afin de conforter ses personnels en dégageant clairement les responsabilités des uns et des autres. » Il conserve d'autre part son mandat de président de Légumes de France : « La présidence du CTIFL n'est pas syndicale, elle relève du technique. »

Un plan d'action sera présenté lors du prochain Conseil d'administration du CTIFL, programmé en décembre.

La composition du nouveau CTIFL

Président : Jacques Rouchaussé (Légumes de France)

Premier vice-président : Roger Laroche (FCD)

Vice-présidents : André Bernard (Anifelt), Pierre Dechamps (UNFD).

Membres du bureau : Laurent Grandin (UNCGFL), Jean-Pierre Bellet (UNFD), Bruno Dupont (FNPF, président d'Interfel), Jean-Michel Delannoy (Felcoop).

Administrateurs : Gérard Roche, Bernard Guillard, Cécile Blanpied, Pascal Clavier, Jonathan Chabert, Jean-Louis Ogier, Vincent Schieber, pour la production ; Christian Pépineau, Pierre Avy, Claude Boyer, Eric Fabre, Georges Daniel, Olivier Pageau pour le négoce ; Mathilde Briard (Enseignement supérieur) ; Jo Giroud, Bruno Essner (Personnalités compétentes au titre des branches d'activités intéressées) ; Alain Garcin, Denis Caboulet, Bruno Colin (Représentants du personnel) ; Véronique Tremellat, Renaud Josse, Olivier de Lagausie (Experts permanents).

Les plus lus

<em class="placeholder">Le kiwiculteur (producteur de kiwis) Gilles Lambert posant dans son verger en Dordogne.</em>
Dordogne : « J’ai signé un contrat de parrainage pour ne pas laisser mon jeune repreneur partir la fleur au fusil », témoigne Gilles Lambert, producteur de kiwis

Gilles Lambert, kiwiculteur de 65 ans installé en bio en Dordogne, est engagé dans un contrat de parrainage avec un jeune…

Maraîchage : « Nous n’avons pratiquement plus de problème de puceron »

Producteur de légumes en Vendée, Marco Altamirano a réglé son problème de puceron grâce aux plantes de service.

<em class="placeholder">Catherine Mingam, productrice de rhubarbe dans le Finistère.</em>
Finistère : « En rhubarbe, la principale difficulté est la gestion de l'enherbement »

Productrice de légumes dans le Finistère, Catherine Mingam s’est diversifiée en 2017 dans la rhubarbe. Une culture entièrement…

<em class="placeholder">laitue iceberg nord plein champ protection phytosanitaire puceron Movento perte économique</em>
Laitue dans le Nord : « Sans le Movento, on est vraiment dans l’impasse »

Jean-Christophe Saingier, producteur de laitues Iceberg à Verlinghem dans le Nord, témoigne de sa difficulté à lutter…

<em class="placeholder">Marco Altamirano (à droite) et Romain Sochard, maraîchers en Vendée.</em>
Vendée : « Tous nos légumes sont vendus en panier bio en Angleterre »
Basés en Vendée, Marco Altamirano et Romain Sochard produisent des légumes bio qui sont vendus à un seul client pour la…
<em class="placeholder">En combinant occultation et désherbage thermique, Adrien Cano a économisé plusieurs jours de désherbage à la levée de ses carottes.</em>
Carotte en Vendée : « J’ai économisé plusieurs jours de désherbage »

Adrien Cano et Marine Dunand cultivent des légumes en maraîchage bio diversifié à Maché en Vendée. Depuis leur installation en…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes