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Interfel réaffirme son soutien à la démarche “fait maison”

Alors que la loi sur l'ancrage territorial de l'alimentation est débattue cette semaine au Sénat, l'interprofession reste vigilante sur l'impact des mesures qui pourraient en découler.

 vec un chiffre d'affaires global tournant aux environs de 80 milliards d'euros, la restauration commerciale en France est un enjeu important pour les professionnels des fruits et légumes (350 000 t/an).

Une loi au Sénat

Laurent Grandin, vice-président d'Interfel en charge de la RHD, entouré de Charles Soussin et Pierre Négre-vergne, deux chefs restaurateurs, a convié la presse au Sia afin de réaffirmer le soutien de l'interprofession à la démarche “fait maison”. Après des débuts difficiles (cf. fld hebdo du 25 mars 2015), celle-ci fait son chemin.

Privilégiant les produits crus, Grandin et Pierre N elle est une aubaine pour les fruits et légumes frais, même si l'indication de l'origine reste problématique. « Il serait trop compliqué de créer un affichage spécifique en restauration, concède Laurent Grandin. Comment s'y prendrait-on avec par exemple l'avocat pour lequel il existe une dizaine d'origines tout au long de l'année ? En revanche, réfléchir à une segmentation –  origine France, Union européenne, importation  –, pourquoi pas ? » Généraliser le “fait maison” est un des articles d'une proposition de loi visant à favo-riser l'ancrage territorial de l'alimentation qui est discutée ce mercredi 9 mars en séance publique au Sénat. Le texte, adopté en première lecture à l'Assemblée générale le 14 janvier dernier, fait suite au rapport parlementaire de la députée écologiste de Dordogne, Brigitte Allain.

Si le “fait maison” ne pose pas trop de problème, un autre article interpelle l'interprofession. En premier lieu, la loi stipule l'introduction en restauration collective de 40 % de produits issus de l'alimentation durable, locaux ou de saison dès 2020. Pour Interfel, les opérateurs ne e Gautier ussin, Laurent revergne. © Philip sont pas en mesure d'atteindre ce pourcentage en l'état actuel des circuits. De même, l'interprofession entend à ce que le terme de circuit court appliqué à la restauration collective soit clairement défini. Cela afin de ne pas laisser certains opérateurs sur le côté de la route, les grossistes en particulier.

Enfin, pour Interfel, il est aussi nécessaire d'éclaircir la problématique liée au droit de la concurrence dans le cadre de la passation de marchés publics. L'objectif étant de sécuriser la démarche d'approvisionnement local vis-à-vis du droit européen.

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