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Import : progression de l’offre dans un marché poussif

Le retard du raisin Italia a atténué l’impact d’une activité médiocre en fruits. Les légumes de serre tirent mieux leur épingle du jeu que ceux de plein champ.

La qualité irrégulière du raisin Italia freine les ventes et les mises en avant. En Italie, la plupart des secteurs proposent encore un grain trop petit, manquant de coloration et de qualité gustative. La canicule tardive n’a été d’aucun secours, si ce n’est de préserver un bon état sanitaire des vignobles. Néanmoins, certains secteurs de Sicile (Canicatti) mais aussi des Pouilles proposent des lots de meilleure qualité. Si les conditions météo restent favorables, la campagne sera tardive. Ce facteur contribue à soutenir les prix alors que la récolte est abondante. Néanmoins, les offres promotionnelles devraient vite fleurir, autour de 1,1 Euro au stade détail. La concurrence de l’Espagne s’accentue après un début de campagne retardé par manque de maturité.

En Red Globe, la coloration est encore irrégulière.

Le coup de frein sur les ventes de fruits à noyau n’a pas été trop brutal, sauf en prune. Les prix sont très variables selon la variété et le positionnement commercial et qualitatif des opérateurs. C’est en Espagne que les prix sont les plus élevés et en Allemagne qu’ils sont le plus bas (!). La péninsule ibérique est en année déficitaire, sauf en Songold. Cette dernière est devenue la première variété jaune en Europe. A Huelva, le plus gros opérateur pèse à lui seul plus de 2 000 t. Malgré une demande moins dynamique que prévu, il contribue à maintenir les prix à plus d’un Euro départ, les meilleurs lots atteignant 1,4 Euro. En noire, la dernière grande variété de la saison est Angeleno. La vente débute sans précipitation. Les cours sont plus de deux fois plus élevés qu’en variétés noires traditionnelles (quetsche, Président…). En Quetsche, l’Allemagne livre autour de 0,7 Euros franco, les pays de l’Est à 0,45.

Fermeté de Golden

Sur le marché des pommes, l’arrivée des Gala et Elstar d’Allemagne fait baisser les prix. Par contre, la Golden s’est encore raffermie de 2 à 3 cent par kg à la production en Emilie Romagne où les acheteurs espagnols sont très présents.

En Hongrie, la récolte record de 700 000 t (530 000 t en en 2003) fait craindre une crise. Les prix de revient sont de 15 HUF par kg. Les prix d’achat pour le transformé sont de 8 à 10 HUF par kg. En Pologne, on s’accorde sur une progression de 100 000 t des exportations à 400 000 t. Celles vers la Russie pourraient dépasser 300 000 t grâce aux restitutions (30 Euros par t au maximum). Les ventes vers l’UE devraient atteindre 25 000 t.

En Turquie, la récolte en recul de 50 % à 1,5 million de t ne permettra pas de satisfaire la demande estimée à 2 millions de t. Les importations de Chine et d’Iran devraient compenser le manque.

Pour éviter une nouvelle déconfiture, les exportateurs de figue de Turquie ont stoppé les envois pendant près d’une semaine. Les prix devraient se reprendre un peu.

Carottes bradées

En légumes, les écarts de valorisation sont très variables d’une espèce à l’autre. Aubergines et poivrons campent sur des sommets, surtout en orange et rouge. Les origines concurrentes au Benelux sont anecdotiques. En poivron vert, la région de Murcie progresse en tonnage (120 t par jour).

Cette année, la carotte est moins chère que l’oignon. Au départ du Benelux, après la nouvelle baisse des prix, la carotte s’expédie entre à 0,14 Euros contre 0,18 en oignon.

L’année est propice aux champignons des bois. Le marché est très bien approvisionné en cèpe (7/8 Euros) et en girolle des pays de l’est.

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