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Import : légumes méditerranéens, les prévisions sont bonnes

Les pertes de la dernière campagne et la longue sécheresse entraînent des changements dans les potentiels de légumes d’Espagne et du Maroc.

En raisin, la pression du plein champ est sur le déclin dans les Pouilles. Les prix départ se rapprochent de la barre de 1 E en lots sains. L’Idéal d’Espagne est également mieux demandé.

La saison de la figue noire de Turquie devrait se poursuivre deux à trois semaines. Les plus gros exportateurs ont souvent contractualisé avec les filiales d’achat des enseignes au détriment des envois sans prix. Les logisticiens se chargent de la répartition.

Recul du poivron

Les prévisions de production de légumes sont bonnes. En tomate, les surfaces sont stables au Maroc. Le contingent à droit nul de 233 000 t devrait être atteint car les écarts de triage devraient être moins élevés que lors de la campagne passée. Ils avaient avoisiné la moitié de la récolte contre une moyenne de 35 %. L’Espagne entame sa campagne avec une offre concentrée sur les calibres moyens. Les tomates grappes et cocktails gagneraient du terrain, avec des tentatives de contrats d’exclusivité avec des opérateurs d’aval. Le Sénégal ne débutera la tomate cerise qu’en novembre.

En poivron, les mauvais résultats de l’an passé auraient fait reculer les surfaces. Au Maroc, l’offre se diversifie et progresse en piment. En Espagne, le potentiel serait aussi en déclin. La presse professionnelle avance le chiffre de - 20 %, surtout au cœur de la saison. Lors de la dernière campagne, les exportations ont atteint un record de 450 000 t (+ 13 %). Mais le chiffre d’affaires avait cédé 23 %.

Trop de courgette ?

Après deux bonnes campagnes, la courgette a partout le vent en poupe, d’autant plus que cette culture échappe aux virus. Le contingent à droit nul est de 20 000 t en faveur du Maroc, soit autant que celui à taux réduit (42,40 E).

Au Maroc, les essais de cultures de concombre sous serres sont encourageants et le potentiel pourrait vite atteindre plusieurs milliers de tonnes. Le contingent annuel à droit nul est de 6 200 t, comme celui à droit réduit (44,90 E, entre novembre et mai inclus). Le produit, qui voyage sur plus de 3 000 km, est filmé. En Espagne, la dernière campagne s’est soldée par un chiffre d’affaires en hausse de 14 % malgré un tonnage exporté en progression de 12 % à environ 400 000 t. Cette année, les cultures précoces reculent de 30 % (- 220 ha) en faveur des tardives.

En Espagne, l’impact de la sécheresse devrait se faire sentir sur les cultures de plein champ comme la laitue Iceberg et le chou Brocoli, mais aussi en artichaut et céleri branche. L’an passé, le manque d’eau n’avait eu aucun impact sur les tonnages exportés. Les ventes avaient atteint le record de 3,73 Mt, soit un gain de 8 % en un an. L’Iceberg avait même gagné 12 %. Mais cette culture est moins sensible à l’eau salée, comme le Brocoli.

Par ailleurs, des surfaces importantes sont perdues chaque année, du fait de la pression immobilière et touristique. Un nouveau projet de plusieurs dizaines de milliers de logements pourrait encore aboutir autour de Mazarron.

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