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Import : la pomme d’hémisphère Sud mise sur l’Europe

L’addition des pommes d’hémisphère Sud et de Chine inquiète les producteurs européens. En Espagne et au Maroc, les dégâts du froid touchent surtout les légumes de plein champ et les jeunes plantations de poivron, aubergine et courgette.

Les premiers lots de Gala du Chili sont déchargés en Europe à partir de cette semaine, soit une dizaine de jours avant les Etats-Unis ! L’écart de prix est nettement en faveur du marché européen (+ 10/15 %). Outre l’effet dollar, les stocks américains sont en hausse de 25 % à la date du 1er janvier, et de + 50 % en Gala à 250 000 t, soit le double qu’en Europe. De plus, l’autorisation du bloqueur d’éthylène 1-MCP de SmartFresh depuis cette année va permettre de prolonger la saison des pommes locales.

Bien que les stocks européens de bicolores soient aussi en progression de 40 %, les fournisseurs du Chili espèrent bien rééditer leur performance de 2004. Sur les 700 000 t exportées l’an passé, l’Europe avait pesé 267 000 t contre seulement 118 000 t pour les Etats-Unis.

La Gala d’Argentine est vendue sur le nord de l’Europe depuis une semaine. La récolte se présente sous un jour favorable, surtout dans le Rio Negro et Neuquen où elle est estimée à 913 000 t (+15 %) dont 580 000 t de Red Delicious, 240 000 t de Granny et 65 000 t de Gala (+ 25 %). La région de Mendoza a été touché par la grêle (97 000 t, - 10 %). Les exportations pourraient retrouver leurs niveaux des années 90 à 232 000 t (+ 20 %).

Les exportations de Gala ne représentent que 15 % de celles du Chili, où elles sont attendues à 255 000 t.

Chili et Argentine comptent tirer profit du gros déficit de la production du Brésil. Ce fournisseur précoce sera moins présent à l’exportation que l’an passé. Après une longue sécheresse, les zones de production ont essuyé deux tempêtes en décembre et janvier dernier.

De plus, la Fuji est en année d’alternance négative. On prévoit donc une baisse d’au moins un tiers de la récolte et de 50 % des exportations à environ 75 000 t. En Fuji, aucun risque de pénurie vu les stocks en provenance de Chine !

Sur le marché de la poire William’s d’Argentine, l’objectif de tenir les prix à 1 E départ semble être difficile à tenir avec l’entrée en lice du second plus gros importateur. Cette origine souffre d’un calibre un peu faible. La récolte totale progresse de 12 % à près de 300 000 t. La Packham’s affiche + 21 % à 210 000 t. Cette dernière trouve un très bon débouché en Russie.

En Italie et en Grèce, le kiwi se raffermit de 5 cents. A la fin janvier, les exportations de la Grèce totalisaient 25 200 t contre 7 400 l’an passé.

Dégâts surévalués

La météo redevient plus clémente dans le sud de l’Espagne. Les pertes sont réévaluées à la baisse après les annonces prématurées de certains syndicats. En agrumes, l’évaluation est de 20 % de recul du potentiel. La saison risque d’être écourtée d’un mois. L’offre de fraise grossit à 300/400 t par jour alors que celle de framboise est encore très réduite.

En légumes, le déficit est autant qualitatif que quantitatif. L’artichaut fait partie des cultures les plus touchées avec le poivron et certaines salades.

Au Maroc, les parcelles de melons précoces déjà en terre doivent être remplacées dans le secteur de Marrakech.

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