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Import : fruits d’été en danger

Les fruits d’été entrent difficilement en consommation. Les fruits rouges et à pépins gardent l’avantage d’une offre plus réduite. Celle de légumes se renforce peu à peu.

Les pêches et nectarines du Sud de l’Espagne sont disponibles en toute coloration. La qualité est moyenne par manque de sucre et le marché est difficile à lancer. Le cours pivot du calibre C est encore de 1,50 E en tous produits. Les belles marques montent à plus de 2 E en nectarines alors qu’elles dépassent difficilement 1,50 E en pêche. Le calibre B cote 0,5 à 0,6 de mieux.

Les variétés à chair blanche ne bénéficient d’aucun supplément de prix. Elles risquent même de décrocher si la demande ne se réveille pas sur le marché français. Les variétés blanches y sont surtout appréciées dans le grand Ouest et en région parisienne. Les ventes restent anecdotiques sur les autres destinations. C’est pourquoi leur part dans le verger italien ne dépasse pas 5 % des surfaces de pêche et nectarine.

Pas de pépins

La plus grande marque de pommes de Nouvelle-Zélande a revu ses bases de tarif en baisse de 2 à 2,5 E. Elle s’aligne sur les tarifs des opérateurs secondaires. Braeburn et Gala sont quasiment aux mêmes niveaux. Cette baisse de précaution vise plus à ne pas prendre de retard car la concurrence est modeste. En Gala, l’offre du Chili est sur le déclin. Pour compenser le manque de bicolore, certains ont chargé plus de Red Delicious : c’est la seule variété qui soit proposée à moins de 1 E départ en bons calibres. La Granny reste au-dessus de cette barre. L’Afrique du Sud a subi un retard au démarrage et elle se met en place cette semaine. Les premiers arrivages de Fuji du Chili sont négociés sur des bases fermes. La Pink Lady débutera la semaine prochaine.

Le marché des poires est l’un des plus spéculatifs. Ce fruit garde une part de marché suffisante pour freiner les sorties des lots sous AC.

Plus de fraises

La qualité irrégulière de la fraise d’Espagne rend la valorisation aléatoire et accélère la fin de la saison. Les prix restent fermes dans le nord de l’Europe où la production allemande ne montera guère en puissance avant la semaine prochaine.

En Belgique, la récolte bat son plein sous les grands abris froids. La répartition variétale reste stable avec 80 % d’Elsanta, moins de 15 % de Darselect, de 5 % d’Isaura. Cette dernière est en pleine saison du 20 juin au 15 juillet. Son développement est compromis par la forte concurrence de l’Allemagne et de la Pologne à cette période.

Par ailleurs, sa belle qualité se dégrade car elle se tache en cas de fortes chaleurs.

Bonne saison d’Italie

La pleine saison des légumes primeurs d’Italie tire à sa fin. La gamme des artichauts s’est étoffée avec la progression du poivrade qui a renforcé l’offre de petit violet. Les prix reculent sous la concurrence de l’Espagne dont la pleine saison du Macau est tardive. La fève d’Italie a aussi vu ses volumes progresser au détriment du petit pois. La courgette a aussi suscité un intérêt des producteurs. La saison de fenouil, persil et oignon botte se poursuit avec des tonnages en baisse.

La pomme de terre Spunta de Sicile entre en pleine saison avec des prix plus abordables de 0,7 E départ.

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