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Grand Sud
Huile d’olive : “l’origine n’a pas de prix” revient sur les marchés de plein air

Produit largement galvaudé, l’huile d’olive fait l’objet d’étiquetage, mais surtout d’argumentaires de vente souvent douteux. Mouliniers et producteurs se mobilisent.

Dans le Midi de la France, les oléiculteurs se mobilisent pour le 3e été consécutif dans le cadre des opérations “l’origine n’a pas de prix”. Grâce à la forte mobilisation des producteurs et mouliniers, cette démarche est destinée à informer le consommateur sur la notion d’origine des huiles. Tout l’été, des représentants de syndicats ou groupements de producteurs de l’Afidol répondront aux questions du grand public concernant l’étiquetage et faire connaître les subtilités des Huiles du Midi de la France. Il est vrai que l’huile d’olive est un produit largement galvaudé. « Il faut à nouveau tirer la sonnette d’alarme, explique Joël Ramade, membre de l’Afidol. Nous devons expliquer aux consommateurs que le nom d’une localité figurant sur une étiquette n’est pas un gage de l’origine Midi de la France. Des forains peu scrupuleux, usent et abusent de ce stratagème pour vendre n’importe quoi, des coupages d’huiles française/importation, des huiles pures d’import, des huiles fabriquées à partir d’olives importées, et grugent le consommateur. » Il est vrai que mi-juillet, sur le marché d’Apt (et ce n’est pas une exception) le constat est effarant. Sur l’ensemble des huiles proposées, 90 % étaient des huiles étrangères ou des coupages. « Sur le plan de l’étiquetage, il faut admettre que la réglementation, sous la pression de la DGCCRF, est globalement respectée, souligne Isabelle Casamayou, animatrice du groupement des oléiculteurs de Vaucluse. C’est l’argumentaire des vendeurs qui pose des problèmes. On ne peut pas prétendre que de l’huile d’import embouteillée en France soit une huile française. On ne peut pas non plus prétendre qu’une huile qui contient 70 % d’import et 30 % d’huile locale est une huile du Midi de la France. » Les relations entre les oléiculteurs et les forains ne sont pas au beau fixe : « les responsables des marchés nous tolèrent, ajoute Joël Ramade. Mais il nous est maintenant interdit d’arpenter certains marchés pour tracter ou discuter avec les vendeurs. Nous sommes contraints d’installer un stand et d’attendre que le consommateur vienne à nous. Nous passons pour des empêcheurs de tourner rond. »

Rédaction Réussir

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