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Finistère
Hausse de l’énergie : Michel Barnier à l’écoute dans le Finistère

Le ministre de l’Agriculture reçu par les serristes bretons en fin de semaine dernière s’est engagé à interroger le président de GDF sur la diversité des tarifs pour les professionnels.

Venu sans chèque ni annonce, vendredi 11 avril, à Plougastel-Daoulas (Finistère) au cœur du bassin de production de Savéol, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche a convaincu les serristes qui recherchent des énergies de substitution aux énergies fossiles. Les 250 exploitations serristes bretonnes (350 hectares consacrés à la tomate, 4 500 emplois) utilisent, à 72 % du gaz naturel, 20 % du fioul lourd et 5 % du gaz bonbonne. Chez Michel Le Gall, lui-même producteur et responsable “serre énergie” à la FRSEA de Bretagne, Michel Barnier a salué l’esprit d’initiative des serristes qui ne veulent pas subir la crise. Cogénération, biomasse, pompe à chaleur, chaudière à bois : plusieurs systèmes en cours d’expérimentation ou déjà validés. De même, les obstacles à franchir pour y parvenir lui ont été présentés.

Chez Savéol, tout nouveau projet d’installation doit s’appuyer sur un approvisionnement énergétique économe. « Je vais aider ces gens, a déclaré le ministre, à la fois sur le plan conjoncturel, puis par des mesures plus structurelles pour qu’ils consomment moins et qu’ils consomment autrement », à travers un plan de trois à cinq ans. Le ministre de l’Agriculture s’est également engagé à interroger le président de GDF sur la diversité des tarifs de gaz pour les professionnels, selon leur localisation. Pour le président de la section nationale tomates, Pierre Diot, cette visite a été « utile. […] Ce qu’on attend maintenant, ce sont des possibilités d’adaptation. » Les producteurs réclament des aides à l’évaluation, et des modifications réglementaires pour permettre à un système de chauffage par cogénération de fonctionner plus de cinq mois sur douze.

En fait, les serristes réclament ni plus, ni moins, l’application du rapport de Philippe Mauguin, commandé en 2006 par le gouvernement, et dont les propositions restent d’actualité, selon Pierre Diot. « Les producteurs […] attendent à présent que le discours se concrétise en actes », a indiqué la FDSEA du Finistère.

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