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Francisation de fruits et légumes : 3 représentants de filières réagissent

Franck Figuet, (Association pour la valorisation de la framboise française), Marie-José Sanz, (Bureau interprofessionnel du kiwi) et Raphaël Martinez (AOP pêches et abricots de France) réagissent aux affaires de francisation qui secouent les filières des fruits et légumes.

display de fruits et légumes
© Jasmine Lin/Pixabay

Franck Figuet, président de l’Association pour la valorisation de la framboise française

Franck Figuet, président de l'Association pour la valorisation de la framboise française.

« Il ne s’agit pas d’empêcher le consommateur français d’acheter de la framboise espagnole ou marocaine, mais il doit en connaître l’origine. Nous travaillons pour les générations futures. Et nous voulons donc dire aux pouvoirs publics que ce phénomène de francisation contribue à appauvrir la ferme France, en tirant les prix vers le bas. C’est une vraie spoliation et c’est toute la filière des fruits et légumes qui se retrouve ainsi fragilisée. »

 

Marie-José Sanz, coprésidente du Bureau interprofessionnel du kiwi

Marie-José Sanz, coprésidente du Bureau interprofessionnel du kiwi.

« La dissuasion, suite aux actions judiciaires menées, a porté ses fruits et la dynamique des plantations s’est relancée. Mais nous devons rester vigilants. Surtout dans le contexte économique général, et ses explosions des charges. La crise de la Covid-19 a encore amplifié l’intérêt du consommateur pour l’origine France, véritable capital confiance. Lutter contre la francisation est un enjeu majeur. La ligne directrice du Bureau interprofessionnel du kiwi est la satisfaction du consommateur et la pérennité de la production française. »

 

Raphaël Martinez, directeur de l’AOP pêches et abricots de France

 

« Les enquêtes que mène la DGCCRF sont souvent très longues, même si elles aboutissent et confondent les entreprises mises en cause dans des affaires de francisation. Pouvoir disposer d’éléments de preuve, autres que ceux liés au seul examen d’une comptabilité matière, grâce aux analyses isotopiques révélant le lieu de production, serait une grande avancée. D’autant plus, qu’aux dires même de la Répression des fraudes, les filières seraient en train de s’organiser, prêtes à créer des sociétés intermédiaires ou écran, pour encore complexifier les enquêtes que cette dernière conduit. »

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