Groupe coopératif
France Champignon redresse la barre
Après cinq années de difficultés financières le groupe coopératif France Champignon annonce des résultats positifs et se recentre sur son cœur de marché, l’appertisé, et valorise le frais.
Le numéro un européen du champignon de Paris, France Champignon, a annoncé des résultats positifs pour l’année 2007. Après plusieurs années de difficultés, de restructuration et de modernisation des structures de production, le groupe coopératif a permis d’accroître son chiffre d’affaires de 15 % à 235 ME en 2007 pour un endettement de 60 ME.
« A l’origine, nous avions une vision très agricole du marché, expliquait Alain Chamla, président du groupe France Champignon lors d’une rencontre avec la presse la semaine dernière. Mais depuis l’entrée en 2004 de la société d’investissements Butler Capital Partners, nous avons entamé une nouvelle démarche et réalisé des investissements pour moderniser nos outils. Et cela ne s’est pas fait sans souffrance, en particulier l’endettement dont nous souffrons encore aujourd’hui. » Et pour 2008, le groupe table sur une augmentation de 10 % de son chiffre d’affaires pour atteindre 260 ME et un endettement en baisse de 5 à 10 ME.
Pour ce faire, France Champignon compte se développer à l’international et en particulier en Europe de l’Est. En parallèle, le leader européen du champignon a décidé d’adopter un discours portant sur les enjeux de santé publique. « Dès février 2008, nos produits porteront un message nutritionnel en lien avec le message 5 fruits et légumes par jour », indique Sylvie Mirouse, directrice marketing de France Champignon. Côté innovations, la marque Royal Champignon quitte le rayon surgelé, peu porteur, mais reste présent en MDD et se focalise sur l’appertisé (création d’une nouvelle gamme de champignons cuisinés et de mélanges de champignons sauvages et de Paris, lancement des minis champis…). En parallèle, sa gamme frais sera davantage valorisée assortie d’une gamme de champignons secs à la marque Champignons de Léon. Pour accompagner ses innovations, le groupe a tablé sur un budget de communication de 2 à 3 ME pour l’année 2008. De son côté, la société d’investissements Butler Capital Partners a indiqué : « On avait décidé d’un plan d’investissements ambitieux, mais les conditions du marché ont fait qu’il a fallu ajouter des fonds. Maintenant, nous attendons un fort développement commercial. Nous sommes actionnaires depuis trois ans. En moyenne, nous restons actionnaires cinq ans. »