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Feshfel demande une refonte totale des aides à l’export de f&l

A l’occasion de la réunion du comité de gestion fruits et légumes du 14 septembre, la division export de Freshfel a demandé à la Commission européenne et aux Etats membres de réfléchir au fonctionnement des aides à l’export pour les fruits et légumes. Freshfel souligne qu’il existe un grand nombre de désavantages entre les pays. Notamment le taux de change Euro/Dollar défavorable aux exportateurs européens ; le coût d’accès à certains marchés protégés par des conditions phytosanitaires excessives ou encore des différences de coût logistique selon les pays exportateurs.

Ceci s’ajoute à des coûts de production de plus en plus compétitifs dans certains pays, la Chine notamment. Les exportateurs de fruits et légumes européens risquent de ce fait de perdre d’importantes parts de marché à l’échelle mondiale. De plus, il est devenu utopique voire même impossible d’ouvrir de nouveaux marchés prometteurs notamment avec l’Asie du Sud-Est ou l’Amérique Latine.

Repenser le système d’aide à l’export

Dans ce contexte, un nouveau système d’aides à l’export pourrait autoriser les exportateurs européens à rentrer dans la compétition à niveau égal avec des pays dont les coûts de production sont plus faibles ou encore avec ceux dont les aides à l’export sont considérables grâce à leurs gouvernements.

Freshfel souligne qu’il est grand temps de repenser complètement tout le système d’aide à l’export à l’échelle européenne, de façon à ce qu’elles soient de réels soutiens à l’export.

Selon Philippe Binard, délégué général de Freshfel, il est important que cette refonte soit faite de façon spécifique sur chaque production afin de tenir compte de la particularité de chaque f&l.

Des ressources financières inutilisées

Le développement de marché longue distance comme le Sud-Est Asiatique ou encore l’Amérique latine est important pour la viabilité de l’exportation de pommes européennes ou encore d’agrumes par exemple.

Car pour l’instant, ces exportations se cantonnent à des marchés proches comme la Russie, l’Ukraine ou encore la Biélorussie. Freshfel souligne encore que les ressources financières à l’export de fruits et légumes devraient être utilisées entièrement.

En 2002, par exemple, plus de 10 millions d’euros sont restés inutilisés.

Selon l’association, cela pourrait être évité en augmentant l’attractivité du système, en fixant des aides substantielles et surtout en simplifiant les procédures administratives des demandes.

De manière plus importante, Freshfel souligne qu’il serait nécessaire de mieux encadrer l’utilisation de ces fonds.

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