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Expansion en Belgique : quel bilan pour la banane de Guadeloupe et Martinique ?

Début 2024, le groupe Solveg, maison mère de la Banane de Guadeloupe et Martiniqe, avait racheté les entreprises belges Van Damme (mûrisserie) et Aïda (société commerciale). Bilan un an après.

Portrait de Pierre Monteux, directeur général de l'UGPBAN et de Solveg
Pierre Monteux, directeur général de l'UGPBAN et de Solveg : « Là où Fruidor Bananes est un opérateur important de la banane de Guadeloupe et de Martinique, avec la mûrisserie Van Damme nous sommes vraiment dans le marché européen, sur une banane majoritairement d’origine dollar donc un process industrialisé. » Photo d'archive.
© UGPBAN-Fruidor

Début 2024, le groupe Solveg -maison mère de l’UGPBAN (Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe et Martinique), de Fruits du Monde (société commerciale qui source des bananes d’autres origines), des mûrisseries Fruidor Bananes et de Fruidor Terroirs- s’est étendu hors frontières hexagonales avec l’acquisition de la Mûrisserie Van Damme et de sa société commerciale Aïda (bananes et exotiques), en Belgique

Un an plus tard, quel est le bilan ? Pierre Monteux, directeur général de Solveg, en donne un aperçu lors d’une interview accordée à FLD fin janvier. « La mûrisserie Van Damme est un outil intéressant et important, avec un savoir-faire et une qualité de service reconnus », commence-t-il tout de go.

Lire aussi l'interview de Pierre Monteux : « La Banane Française, c’est 5 % de bananes qui ne sont pas dans la bagarre mortifère du prix de la grande distribution »

Les établissements Van Damme, aux mains de la 5e génération, représentent une capacité de 72 chambres de mûrissage et d'environ 80 000 tonnes de bananes, peut-t-on lire sur le site Internet de Solveg,. Van Damme est présent sur les marchés européens, en particulier sur le marché belge, mais aussi néerlandais et luxembourgeois. 

 

« Apprendre la banane dollar »

Pierre Monteux poursuit : « Là où Fruidor Bananes est un opérateur important de la banane de Guadeloupe et de Martinique (et donc de la Banane Française), avec la mûrisserie Van Damme nous sommes vraiment dans la compétition européenne, sur une banane majoritairement d’origine dollar donc un process industrialisé. » 

Selon Pierre Monteux, la banane dollar peut permettre en effet une industrialisation car la plus grande stabilité des fruits permettrait de limiter le tri et les passages de traitement. 

« La croissance du marché français se fait par la banane dollar »

« Cela est très instructif pour nous. Le modèle industriel des mûrisseries tel qu’il l’est en Belgique va nous permettre de moderniser notre réseau français. Le marché français a été jusqu’ici un peu protégé mais je sens que qu’il va s’industrialiser. N’oublions pas que la croissance du marché français s’est fait et se fait encore par la banane dollar : la part de marché de la banane dollar a fait x6 en 20 ans, passant de 10 % à 37 % du marché [31 % en 2023 selon l’interprofession AIB, NDLR]. »

A relire : Banane : pourquoi le marché français progresse dans un contexte de baisse mondiale ?

 

« Peser dans les négociations commerciales et dans le sourcing mondial »

Pierre Monteux termine : « Enfin, avec Van Damme, on a vraiment accès au marché européen et sa concurrence, ce qui nous donne une dimension européenne qui pèse dans les négociations commerciales. » 

« De même, on peut mutualiser le sourcing. Jusqu’ici nous, Solveg, étions un acheteur modeste de bananes dollar, aujourd’hui avec Van Damme nous sommes beaucoup plus significatif, quitte à avoir des exclusivités sur certains pays producteurs. »

« Jusqu’ici nous étions un acheteur modeste de bananes dollar. Aujourd’hui, nous pesons dans les négociations commerciales »

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