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Produits d’import
Excédents ponctuels en légumes

La saison des légumes du Maroc prend de l’avance. Celle des fruits d’hémisphère Sud s’étoffe en poires et en raisins blancs.

Le prix moyen des fruits d’hémisphère Sud baisse par pallier. C’est en raisin blanc que l’érosion est la plus rapide avec un calibre petit en variétés sans pépins d’Afrique du Sud. En l’absence de concurrence, les prix des variétés noires vont rester fermes.

Cette semaine est marquée par les premiers vrais arrivages de poires Williams d’Argentine. Les bateaux portent aussi de la prune et du raisin.

En fraises, le Maroc domine le marché pendant encore une quinzaine de jours. En Espagne, pluie et nuits fraîches freinent encore la progression des tonnages. Les tonnages exportés évoluent autour de 700 t par jour (4 000 t en pleine saison) dont moins d’un tiers sur la France. Cette année, ce sont 12 000 ouvrières qui ont été recrutées au Maroc contre 9 900 l’an passé.

Les tonnages de melons des Antilles et de République Dominicaine montent en puissance, la pleine saison s’établissant en mars et avril. En France, le marché est assez difficile à un prix moyen de 3 E. Les ventes sont meilleures sur l’Italie. Au Maroc, les surfaces de variétés long life progressent. La chaleur accélère la maturité ; la zone de Dakhla expédie à partir du 1er mars et Agadir vers le 15 mars.

Tempête à Gibraltar

La semaine débute avec une offre importante en légumes du Maroc. La tempête a stoppé la traversée du détroit de Gibraltar pendant deux jours avec une reprise du trafic irrégulière. Certains arrivages sur Port-Vendres ont aussi été retardés. L’économie du bateau par rapport au camion atteint 40 € par palette. La capacité de fret est trois fois supérieure aux utilisations actuelles.

Par ailleurs, il fait très chaud depuis une semaine dans la moitié Sud du Maroc (jusqu’à 30 °C à Agadir !) où le déficit hydrique s’aggrave.

Le marché est plus dégagé dans la gamme des légumes verts : haricots et petit pois se valorisent à plus de 2 E. Pas de raffermissement en poivron et la courgette reste en crise. Avec le dépassement du quota à droit nul, la taxe est de 9,3 % de la VFI. Cela ne permet pas de payer les producteurs locaux plus de 10 à 15 cents, le prix de revient rendu Perpignan atteignant alors 50 cents. Des acheteurs espagnols restent présents à l’achat au Maroc.

En tomate cerise, la quasi-absence d’Israël contribue à soutenir les prix autour de 0,50 € la barquette départ Perpignan en toutes origines. Des lots du Maroc sont bradés car des vendeurs n’ont pas de débouchés. Les tonnages exportés du Maroc progressent de 67 % à début février autour de 6 000 t. Le Sénégal est en pleine saison jusqu’à fin avril.

C’est aussi la pleine saison de l’ail d’Argentine. La récolte est terminée. Elle est très déficitaire à cause de la vague de froid de novembre. Le calibre est trop faible et la qualité moyenne. Le marché étant sous approvisionné, les prix au stade import sont fermes entre 1,50 et 2 €. Peu d’ail de Chine, qui est bien valorisé (1,55 de moyenne).

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