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... en favorisant le partenariat avec des chefs et le sponsoring sportif

Une communication tournée vers la mer

En 2013, pour vanter la qualité de ses tomates anciennes, Prince de Bretagne s'est associé à Jean Imbert, jeune chef médiatique depuis sa victoire en 2012 de Top Chef, un partenariat qui s'étend désormais à la fraise depuis cette année. De son côté Savéol a établi une collaboration avec Thierry Marx, chef parisien et juré de l'émission Top Chef depuis 2012. Celui-ci a créé des recettes pour la tomate et sera le juré du concours culinaire organisé par Savéol durant toute la saison. Chez Germicopa, on s'appuie sur un réseau de quarante restaurateurs “Les Toqués des pommes de terre”. La plupart des opérateurs utilisent aussi désormais les moyens modernes de communication (les réseaux sociaux), plus puissants, rapides et moins coûteux que les moyens classiques et plus en phase avec les jeunes. La majorité dispose aujourd'hui d'un site Internet et communique par mail.

« Une de nos cibles de communication, c'est la filière professionnelle, précise Emmanuel Descloux, directeur marketing de Prince de Bretagne. Nous avons créé une lettre d'information hebdomadaire qui est envoyée par mail à tous nos clients français. C'est un moyen de communication rapide et synthétique. Depuis deux ans, nous l'avons déclinée en anglais et en allemand pour nos clients export. Et nous envoyons aussi chaque vendredi une lettre d'information à 50 000 consommateurs sur un produit du moment. » La société publie sur YouTube des films dans lesquels Jean Imbert va chez un producteur puis l'invite dans sa cuisine. Enfin la marque met à profit la notoriété du jeune chef sur les réseaux sociaux.

Savéol – qui veut communiquer sur ses valeurs d'innovation et de tradition – a créé un compte Facebook en 2012. « Le but est de capter des consommateurs plus jeunes et de créer une communauté de fidèles, souligne Catherine Legal, directrice marketing de Savéol. Nous comptabilisons déjà 15 000 fans. »

Une communication tournée vers la mer

Le sponsoring sportif est également très utilisé. Le plus emblématique est le sponsoring voile. « La voile touche le grand public et a une image très bretonne, ce qui permet d'affirmer notre image de marque de terroir, souligne Emmanuel Descloux. Prince de Bretagne est associé depuis plusieurs années à Lionel Lemonchois et sponsorise aussi deux équipes féminines de voile. C'est un support cohérent par rapport à notre situation géographique. Et plus nous le développons, plus le contenu des articles sur Prince de Bretagne s'enrichit en termes de développement durable, d'environnement, de traçabilité et de goût. » Les prochains événements seront la Route du Rhum en octobre puis la Route des Princes en 2015. « Un de nos objectifs est d'internationaliser notre communication grand public avec la voile, ce que nous allons faire avec la Route des Princes 2015. » La marque, dont un objectif depuis trois ans est de rajeunir son image, a aussi un site Internet Voile, deux comptes Face-book et un compte Twitter.

A Saint-Malo, la société Lemoulec, qui vend la pomme de terre Dolwen Primeur, va aussi sponsoriser un catamaran. « Le slogan de notre communication 2015-2018 est “Dolwen Primeur, Terre et Mer pour le meilleur”, annonce Jean-Louis Lemoulec, dirigeant de la société. La voile sera un bon support pour véhiculer notre appartenance Terre et Mer. »

En revanche, le groupe coopératif Savéol, qui a sponsorisé Samantha Davies pendant quelques années, a choisi d'arrêter la voile, la navigatrice ayant aujourd'hui d'autres projets. « Le sport est un support de communication intéressant car il véhicule des valeurs de santé, nature, défi, stratégie qui sont celles des producteurs de fruits et légumes, indique Catherine Legal. Cette année, nous arrêtons la voile mais nous allons sponsoriser des courses de running avec de l'échantillonnage produits et nous lancerons un jeu concours autour de la Coupe du Monde de foot qui se déroulera du 12 juin au 13 juillet. »

En 2014, Savéol a également choisi de développer la communication de proximité avec les consommateurs pour accroître le capital sympathie de la marque (présence au Salon de l'agriculture, sur des festivals bretons, affichage en 4x3 sur ses mini-tomates dans les gares...). « Une marque doit être dynamique et se renouveler », conclut Catherine Legal.

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