Drive et fraîche découpe, atouts solides pour la filière

En prenant appui sur les dernières données du Crédoc, la consommation de f&l reste constante, voire augmente, chez les petits consommateurs, une annonce positive pour la filière f&l mais non suffisante, les ventes de f&l n'augmentant pas chez les non-consommateurs patentés. En sept ans, le Crédoc annonce ainsi une plus grande diversité de fréquentation des magasins d'alimentation. Dans ce contexte, nous avons souhaité enquêter sur l'offre drive en f&l. On y découvre ainsi que, bien que frais, ces produits sont plébiscités par les Français. Cette étude nous a permis de faire le point sur l'attitude des enseignes en matière de f&l frais dans leur offre. Selon les dernières études, le drive représente quelque 3,6 points de parts de marché. Cela paraît faible, mais c'est un des seuls secteurs à progresser fortement. Selon Kantar Worldpanel ce phénomène de croissance montre aussi le recrutement de nouveaux clients. Pour autant, il faut rester prudent car, dans nombre de drives, l'offre en f&l reste succincte et les clients du drive ont restreint leurs dépenses à la portion congrue : le Crédoc parle ainsi d'une attitude de frugalité alimentaire. On note une faible consommation de f&l frais via ce type d'achat, mais il n'est pas exclu que cela progresse. Pascale Hébel, directrice du département Consommation au Crédoc, souligne : « Grâce au discours PNNS du “5 fruits et légumes par jour”, les consommateurs de f&l ont tendance a en acheter davantage. Et l'offre dédiée au drive doit encore faire des progrès, l'assortiment f&l restant encore trop court. » La question se pose également quant à la fraîcheur des produits et le décalage pouvant exister entre la photo présente sur le web lors de la commande et la réalité au retrait des marchandises. Pour certains fournisseurs de f&l, des efforts sont clairement à fournir en faveur de l'offre, pour attirer le client du drive.
En parallèle, nous avons enquêté sur la fraîche découpe dans les commerces de bouche tels que les primeurs et dans les rayons des grands distributeurs. Sur ce segment de marché, le prix n'a pas l'effet habituel vécu par le client devant le rayon f&l. A cela, Pascale Hébel rappelle pourquoi les f&l sont jugés trop chers. Tout simplement parce que le consommateur n'a comme point de repère que le prix. L'absence souvent évidente de marque et de démarche marketing dans le rayon f&l agit de manière forte. Si l'on compare l'offre en produits laitiers le contraste est saisissant. Quand on choisit des yaourts, ce sont plutôt les packagings et le marketing de marque qui agit et non le prix.
A tous je vous souhaite une bonne lecture et tous mes vœux pour 2014 et vous donne rendez-vous sur notre stand A-10, Hall 22, à Fruit Logistica.