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Distribution urbaine : équation difficile pour les grossistes

Une étude de la CGI met en exergue le rôle du grossiste dans la livraison des produits alimentaires, surtout en milieu urbain.

75 % des grossistes alimentaires sont concernés par la distribution urbaine. Pour 7 % d’entre eux, elle représente 80 % de leur activité.
© Frédéric Boyadjian

La CGI (Confédération générale du commerce interentreprises) a commissionné le Cret-Log (Centre de recherche sur le transport et la logistique sur l’université d’Aix-Marseille) pour une étude sur le poids des grossistes dans la livraison. Certains chiffres sont éloquents : le secteur représente 5 millions de mouvements par semaine, dont 15 % au moins concernent la desserte des centres urbains.

Triple contrainte

Les grossistes impliqués dans la logistique des produits alimentaires doivent faire face à une triple contrainte. Celle du produit en premier lieu : poids et volumes certes, mais aussi conditions de conservation. La contrainte de température est la plus prégnante (58 % des professionnels). Deuxième contrainte : les attentes du client final. La livraison physique des produits implique un contrôle en présence du client. Résultat : le grossiste ne peut livrer que pendant les heures d’ouverture (là où son client est présent). Enfin, il existe des différences entre centre-ville, banlieue (zone urbaine dense) ou/et régions (hors métropoles). De telles données ne sont pas innocentes. La limite souvent évoquée aux différents projets pour approvisionner les cantines en produits locaux est le renchérissement de l’offre. Une étude d’AND International pour la CGI a évalué les différents surcoûts (par rapport au produit standard) : +42 % pour le bio, +21 % pour les IGP/AOP, +11 % pour les circuits courts, +16 % pour le local. Si l’aspect logistique n’a pas été financièrement résolu, le surcoût peut être supérieur.

Le spectre de l’environnement

Les grossistes doivent aussi faire face à la tendance légitime pour un transport moins polluant. Ils ont des arguments : une tournée de 20 clients effectuée par un camion 12 t entraîne six fois moins de congestions et 20 fois moins d’émissions de particules fines que 20 véhicules légers effectuant la même tâche. L’argument porte, mais le citoyen est aujourd’hui majoritairement “anti-camion”. Optimiser le chargement est une option mais, avec un taux allant de 80 à 85 % en moyenne, les marges demeurent limitées. D’où la recommandation de la CGI de mieux faire connaître le savoir-faire des grossistes sur la fonction logistique en couplant cela à une offre produits spécifiques (certifiés, locaux, respectueux de l’environnement…). Ce qui pourrait déboucher sur une certification originale liant le sourcing à la distribution des produits.

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